Cependant, c’est elle qui a été choisie et ce choix confirme, une fois de plus, l’américanotropisme de nos dirigeants et des aspirants au pouvoir. Il est certain qu’il doit exister des équivalents de Christine Lagarde en Russie, au Brésil ou en Allemagne. Ne serait-il pas plus intelligent d’avoir au sein du gouvernement français des sensibilités diverses formées en partie dans le cadre de pays dont l’importance risque de croître considérablement dans les prochaines années ?
Nous sommes malheureusement loin de l’époque où Paul Claudel était sélectionné comme ambassadeur de France au Japon, où Paul Doumer, sorti d’un milieu fort modeste, était nommé gouverneur d’Indochine… Ces gens s’étaient faits eux-mêmes dans des filières qui, quelquefois, semblaient n’avoir qu’un rapport lointain avec les fonctions officielles qu’ils occupèrent brillamment par la suite. Ils n’étaient pas fonctionnaires au sens où on l’entend aujourd’hui. Cette chimie fine, établie sur la base d’éléments forts divers et inattendus fit souvent merveille…
Question : que peut-on faire avec des responsables aussi ignorants et aussi imbéciles ? La plupart des banques européennes seraient-elles dans le pétrin si elles avaient cessé d’appliquer les méthodes étasuniennes il y a 10 ou 20 ans ?
Lagarde est peut-être brillante mais n’est-il pas grand temps d’aller voir un peu ailleurs ? L’américanotropisme actuel sent le renfermé et la sclérose. Il pue le manque d’imagination et l’incompétence. Plutôt que de représenter une ouverture sur le monde, il caractérise en fait l’inverse.
Répondre à cet article
