Ne tombons pas non plus dans le piège d’une réécriture du traité constitutionnel de VgE dans le Traité dit de Lisbonne qui, effectivement, a retiré du texte initial, la motion : « la concurrence libre et non faussée » qui choquait à juste titre un certain nombre de nos concitoyens ; mais qui reste inscrite en filigrane dans d’autres articles du traité. L’article 110 du traité de Rome, pierre angulaire du processus européen, reste juridiquement vivant il est bien l’aveu d’une politique mondialiste de l’U.E.
En dehors des thuriféraires du marché roi, tous les experts consultés, affirment que sur le plan social et économique, le mondialisme s’oppose à tout ce que l’homme peut espérer, que la concurrence, la compétition, la tentative de dominer les autres, ne sont pas la panacée, loin s’en faut.
Lorsque l’on est Français de France, du pays à la belle histoire, de la patrie des droits de l’homme, on doit combattre une idéologie dont les résultats sont terribles pour l’humanité : 5% de la population mondiale, dont la moitié aux États-Unis, a entre ses mains, la quasi totalité de la richesse de la planète, alors que la moitié de la population mondiale, vit avec moins de deux dollars par jour*, ni accepter que le citoyen soit transformé en consommateur, seulement capable de comprendre des slogans publicitaires et d’adorer le nouveau dieu « argent »
Ayant eu l’honneur et la chance de m’entretenir, de longues heures durant et pendant plusieurs semaines avec Maurice Allais, Prix Nobel d’économie (sciences économiques) je lance ce dossier sur le sous-emploi.
Un Président de la République a déclaré que tout avait été tenté pour résoudre le chômage : Il est évident qu’en traitant plus des chômeurs que le chômage, plus le chômage que ses causes et peut-être le chômage à la place du sous emploi. On a peut-être tout essayé, mais dans le sens contraire à celui qu’il fallait.
Depuis 1974, date de l’apparition du chômage, on s’est trompé sur toute la ligne, pour cause d’ignorance, il est donc nécessaire de remettre certaines choses à leur place.
Un chômeur, selon le BIT, est une personne qui est sans emploi, qui est disponible pour travailler et à la recherche d’un emploi. Nous prendrons cette définition pour ce travail.
Première question à laquelle nous devons répondre : Sommes-nous en période de chômage ? :
Partant du fait que l’on créé chaque année des d’emplois : (+ 17% en 35 ans = + 3 millions 400 000)
| Année | Nombre de travailleurs |
| 1973 | 21 141 000 |
| 1996 | 22 305 000 |
| 2005 | 24 536 000 |
nous devons considérer que nous sommes pas en période de chômage, même s’ il existe un nombre de chômeurs très important : (chiffre Eurostat 8,8% de la population active - Chiffre du Ministère de l’emploi 8,4% = 2. 066. 100 - chômeurs)
On ne détruit donc pas d’emplois, on en créé, pas assez et pas là ou il le faudrait Parlons donc de période de sous emploi, plutôt que de chômage. Sauf si, on ne considère pas certains emplois créés artificiellement comme de véritables emplois, mais comme des emplois déguisés : Par ex : Le nombre des employés dans les administrations publiques (APU) est passé de : 3 millions en 1970 à 5,2 millions en 2004, ce qui représente 60% des emplois créés en 35 ans - Sont-ils productifs ou déguisés ?
Pour répondre à la question posée, il faut comptabiliser les personnes véritablement touchées par les difficultés de l’emploi, malheureusement les derniers chiffres livrés datent de 1996, (sources INSEE)
| Type d’activité | Nombre |
| Emplois subventionnés secteur non marchand | 400 000 |
| Stages de formation professionnelle | 350 000 |
| Cessation anticipées d’activité | 400 000 |
| Chômage au sens du BIT | 3 082 000 |
| TOTAL | 4 292 000 |
| Type d’activité | Nombre |
| Personnes travaillant à temps réduit tout en voulant travailler plus | 1 500 000 |
| Chômeurs découragés ne cherchant plus à travailler | 250 000 |
| Personnes désirant travailler mais ne pouvant pas (santé par ex) | 300 000 |
| Personne subissant l’insécurité de l’emploi | 1 000 000 |
| Total | 3 050 000 |
| Total général (tableau 1+2) | 7 342 000 |
Période de chômage ou pas, le débat reste ouvert.
Dépenses publiques pour l’emploi :
En 1973 on dépensait 10 milliards de Francs ( 0,90% du PIB) pour l’emploi, en 1994 286 milliards (4% du PIB) et en 1997 + de 318 milliards de Francs (4,5% du PIB) - rappelons que le PIB 1997 était de 8 137 milliards de francs.
A cette somme il faudrait ajouter les exonérations de cotisations ,d’allocations familiales, la réduction dégressive des cotisations sociales sur les bas salaires, nous arriverions à 365 milliards de francs (dont 123 milliards (39%) sont pris en charge par l’État et les collectivités territoriales.
A cette somme il faudrait aussi ajouter les pertes de production provenant des :
3 200 000 chômeurs qui n’ont pas pu créer de valeur ajoutée et donc contribuer à la formation du PIB : soit environ 250 milliards de francs. A cette somme il faudrait ajouter : un autre chiffre, preuve d’un incommensurable contre sens : 29 milliards de francs qui ont servi pour l’incitation au retrait d’activité.
Comme le dit un rapport d’une Commission d’enquête de l’Assemblée nationale (1996) il existe 2 300 aides à l’emploi différentes. Pas facile de connaitre avec exactitude le chiffre des dépenses publiques pour l’emploi, surtout que les chiffres ne sont pas déchiffrables.
Prenons comme exemple le nombre des Rmistes non inscrits à l’ANPE il n’a jamais été précisé. Il y a (en 1997) : 957 000 personnes qui touchent le RMI (en métropole) - (111 305 dans les DOM), personne ne sait combien de ces Rmistes sont demandeurs d’emplois. Nous pourrions multiplier ainsi les exemples, les statistiques ne sont pas conformes à ce que l’on peut attendre d’un grand pays, on peut se demander à quoi ont servi les 2.200 000 emplois crées dans l’Administration Publique ?
Chômage - sous emploi :
Nous venons de le voir le nombre des chômeurs officiel est de 2 066 100. Seulement le chiffre du sous emploi serait de l’ordre de 7 millions, alors que de 1918 à 1974, ce chiffre a toujours été inférieur au million.
Ce sous emploi fausse complètement la répartition des revenus. (d’où aggravation des inégalités) compromet la promotion sociale, créé de l’insécurité, non seulement dans le domaine de l’emploi, mais dans celui des personnes et des biens, il fait exploser le tissu social, il affaiblit le pays.
Les raisons du sous emploi :
La première provient de la politique libre échangiste menée par les autorités de Bruxelles, suite à l’entrée de la Grande Bretagne, du Danemark et de l’Irlande ( 1972). C’est dés cette date que Bruxelles tente de mettre en œuvre une politique libre échangiste, mondialiste, laissez fairiste qui sera la cause principale du sous emploi massif et de la réduction de la croissance.
La seconde raison qui donne consistance à la première, c’est l’accession au pouvoir de VgE en 1974. Sa préférence pour Bruxelles et le mondialisme, donne un résultat irréfutable :
Nos compères : Bruxelles et VgE mènent dés cette date la politique des abandons de tout ce qui est national, au profit de la libéralisation mondiale et excessive des échanges et c’est cette politique qui est responsable de nos glissades .
Comment ont-il pu mener une telle politique sans laisser des protections douanières ? Ils ont joué à à l’apprenti sorcier ou ? Car quand même VgE profondément libéral ne savait-il pas qu’une politique d’échanges ne peut se faire que sous certaines conditions Messieurs Ricardo et Schmit eux mêmes l’ont écrit : Une politique libérale ne peut être menée que si les Coûts des salaires sont égaux et s’il existe un système monétaire stable.
Or il n’existait et n’existe toujours pas ni l’une, ni l’autre de ces deux obligations. Chez la plupart de nos concurrents c’est encore l’exploitation de l’homme par l’homme qui reste en vigueur et la spéculation monétaire effrénée, (rendue possible par le système des changes flottants et la libéralisation à outrance des mouvements des capitaux), interdit tout système monétaire. Nous vivons en période de NON SYSTÈME MONÉTAIRE, et VgE le savait mieux que quiconque.
La Préférence nationale a été clouée au pilori, la Préférence communautaire abandonnée, la production nationale qui devrait couvrir 80% de la consommation est descendue en France à (certainement) moins de 50% ce qui entraîne inéluctablement ce sous emploi important.
Il ne s’agit pas là de dénigrements systématique, mais d’un état de fait, qui doit entraîner, même chez les européens convaincus, à demander que si le rétablissement de cette préférence communautaire s’avérait impossible, et si la France ne pouvait plus, dans certains cas, pratiquer la préférence nationale, elle devrait aussitôt quitter les instances européennes telles qu’elles existent aujourd’hui.
Ouvrons une parenthèse : (Ce sont uniquement nos échanges à l’intérieur de l’U.E qui créés le déficit de notre balance commerciale) Dans l’Europe des 15, notre déficit était en moyenne de 6 à 7 milliards l’an.
Quitter l’U.E ne serait pas suffisant, la France doit aussi envisager de quitter les organisations appelées « internationales » telles qu’elles existent aujourd’hui et ouvrir la porte à d’autres organisations qui restent à créer. Ce monde est fou et nous entraîne à la ruine, la France, nous le verrons, doit redonner de la voix et désigner à nouveau le chemin du raisonnable.
Nous l’avons dit, l’erreur des gouvernements successifs a été de vouloir traiter le chômage, alors qu’il fallait en traiter les causes fondamentales que Maurice Allais divise en cinq et dont il a calculé l’incidence pour chacune d’entre elle :
Signalons qu’aucune n’a jamais été analysée, ni dans les études de la DARES, ni dans celles du Commissariat Général au Plan, ni par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.
Aucun politique ne sachant quelle est l’ influence de chaque cause sur le chômage, on se demande comment les gouvernements successifs ont pu mener leur politique « dite de l’emploi »
LES CINQ CAUSES DU CHOMAGE
Nous trouvons colonne de gauche : les causes différentes et en pourcentage dans la colonne de droite leur incidence réelle.
| Les différentes causes | Incidence réelle |
| Le chômage chronique | 24,5 % |
| Le chômage dû au libre échange mondialiste | 50,7 % |
| Le chômage dû à l’immigration | 17,0 % |
| Le chômage technologique | 5,2 % |
| Le chômage conjoncturel | 2,6 % |
Il est ainsi déterminé deux causes du chômage susceptibles d’être éradiquées par une volonté politique : Mondialisme et immigration c’est à dire plus de 2/3 des causes, sans oublier que le chômage chronique est souvent le résultat de ces deux causes.
Développons ces cinq raisons du chômage :
Chômage chronique
Il résulte de rémunérations salariales globales supérieures à la productivité du travail.
Dans le système d’un marché libre et ouvert à tous les vents, le prix de tout se fixe par la condition qu’à tout moment l’offre soit égale à la demande.
L’U.E ne propose rien d’autre en obligeant les pays de l’Europe à ouvrir leurs barrières douanières et en organisant elle même ce dumping salarial en s’élargissant vers des pays, souvent européens, à très bas salaires. Ce qui sert la politique de la B.C.E qui lutte contre l’augmentation des prix, uniquement en faisant entrer au sein de l’U.E des produits à bas prix, fabriqués ailleurs dans des conditions analogues à celles du 17ème siècle, avec cette différence qu’aux XXème et XXIème siècles, on ne transporte plus les esclaves, on les exploite sur place, et non plus seulement en Afrique, mais pour certains, en Europe.
L’aide aux chômeurs mise en place dés 1974, n’est pas adaptée à la situation. Il aurait fallu mettre en place des protections, comme la TVA sociale, applicable à tout produit pénétrant en France et déductible du prix des produits français à l’exportation. Il aurait fallu laisser des barrières douanières efficaces, il n’aurait jamais du être possible d’importer des produits venant de pays, ou l’homme est exploité par l’homme, ou les gamins travaillent comme des adultes, ou les prisonniers sont mis à contribution pour faire baisser encore plus les prix.
Le chômage dû au libre échangisme
Il résulte de la concurrence des pays à bas salaires et à capacités technologiques importantes -Sans protection, le montant minima des salaires est trop élevé par rapport aux salaires extérieurs et c’est ce qui est responsable du chômage.
Dans tous les cas connus au cours de l’histoire, au cours des phases d’expansion économique, les exportations et les salaires se sont toujours accrus réduisant peu à peu les différences salariales entre les pays. Mais aujourd’hui, avec des réservoirs de main d’œuvre se chiffrant par centaines de millions, l’affaire n’est plus la même et l’histoire économique le démontre : plus les minima de salaires sont élevés et plus les importations en provenance des pays à bas salaires et à capacité technologiques sont favorisées. Raison aggravante pour le chômage. Et c’est bien à partir de 1974 et de l’ouverture des frontières, que les importations ont largement dépassé la ligne à partir de laquelle, le chômage s’installe durablement.
Le chômage dû à l’immigration
Le chômage du à l’immigration, résulte des emplois occupés par des travailleurs étrangers à l’U.E ou à une nation européenne, et qui devraient être assurés par des nationaux.
Nous venons d’en voir les causes . Les entreprises sont allées chercher des employés qui pouvaient accepter d’être moins bien traités que les nationaux dans des pays pauvres. Aujourd’hui la routé a été ouverte, des filières se sont organisées pour faire venir ces travailleurs qui ne peuvent travailler « qu’au noir » ce qui exerce une forte pression sur la baisse des salaires.
Mais soulignons un fait, personne ne peut dire, là non plus, avec certitude, quel est le pourcentage correct de la population étrangère et donc des travailleurs immigrés. Ceci pour cacher la vérité, car si une immigration modérée apporte quelque chose de bon, une immigration démesurée, et c’est le cas actuellement, est un véritable fléau. Ce manque de données due à une mauvaise volonté, pèse sur l’économie et déstabilise la société française.
Un exemple : la majorité des travailleurs immigrés sont : non qualifiés, or la France confrontée à la concurrence des pays émergents, ne peut plus créer d’emplois « bas de gamme » pour absorber des travailleurs non spécialisés. Ces emplois sont partis depuis longtemps vers l’Europe centrale ou de l’Est, l’Asie ou l’Amérique du Sud ou la main d’œuvre est taillable et corvéable à merci.
Il y a deux façons d’opérer en matière d’immigration : le laissez fairisme qui consiste à laisser entrer tout le monde, favorisant ainsi la misère et les ghettos, puisque l’on ne peut rien faire de la majorité de ces gens. Ou les aider à rester chez eux, en favorisant une véritable politique d’aide à rester au Pays, totalement à l’inverse de ce qui c’est prodigué jusqu’alors, d’envoyer des sommes folles aux potentats de certains pays qui enferme nos générosités dans des coffres loués par des banques en Suisse.
Autre solution : laisser chuter les salaires des ouvriers français au niveau de ceux de ces pays, émergents. Attention nous nous dirigeons vers cette solution. L’U.E et le mondialisme nous entrainent dans cette direction.
Nos immigrés créés, eux aussi, du chômage :
| Origine | Hommes | Femmes |
| Français | 11,5 % | 16,1 % |
| Etrangers d’origine européenne | 11,3 % | 16,0 % |
| Etrangers d’origine africaine | 26,9 % | 42,9 % |
| Turcs | 28,9 % | 47,9 % |
Juste un mot popur affirmer que l’entrée de la Turquie serait suicidaire.
Le chômage des Turcs : chacun peut le vérifier, ils montent de petites Sarl, s’y inscrivent comme travailleurs, (non comme Gérant) déposent le bilan quelques mois après, et se mettent au chômage pour aller travailler au noir » dans des grandes entreprises que nous pourrions citer, (celles qui montent les immeubles en verre par ex).
Le chômage du au progrès technologique
C’est 2,5% du total, prix à payer, pour garantir les emplois de demain et surtout les gains de productivité et autres qui permettent de maintenir la puissance du pays.
Ce progrès technologique est beaucoup moins destructeur que ce que l’on pense généralement. Dans la période 1995 à 97 il ne représente que 2,5% des pertes d’emplois, il n’augmente pas et n’est donc pas à prendre en considération, surtout qu’en face et toujours par manque de données, on ne connait pas ce que le progrès technique créé en nombre d’emplois.
La France s’auto détruit elle même et cette dégradation qui date de 1974 n’est jamais évoquée par une presse financée par des entreprises qui ne veulent surtout pas faire savoir que le Mondialisme et sa libéralisation obligatoire des échanges sont responsables du chômage, mais surtout du sous emploi.
La cause principale de ce sous-emploi dans nos pays développés est bien le mondialisme, car l’intérêt des entreprises transnationales se tourne vers des marchés de plusieurs milliards de consommateurs, c’est à dire vers les pays émergents d’Asie ou d’Amérique du Sud et non plus dans nos pays presque saturés. Ces entreprises privilégies les marchés d’acquisition, plutôt que les marchés de renouvèlement.
Cette situation est en prendre en considération, elle devrait nous obliger à retourner, sous peine d’asphyxie, à nos économies régulées et tempérées par les interventions des États, par la volonté des peuples. Ce ne sont pas les transnationales qui doivent gérer le monde, pas plus d’ailleurs que l’économie, mais les nations et les États au service des nations.
La solution passe par le retour du politique, qui sous le contrôle de la souveraineté populaire, doit défendre l’intérêt national. C’est une question de vie ou de morts pour nos nations.
L’erreur est donc d’avoir mis en application des théories erronées : La régulation ne peut être assurée par le seul marché. l’État doit encore et toujours jouer ce rôle car il est le seul à pouvoir défendre l’intérêt général qui n’est pas toujours la somme des intérêts particuliers, malgré la théorie mise en avant par les ultra libéraux.
Le marché agricole, par ex, ne peut se réguler seul : laissons le marché agricole, français se frotter aux prix du marché mondial, et il est détruit. Comment lutter avec des produits subventionnés, avec des produits venant de pays à bas salaires, avec des produits dangereux suite à des manipulations génétiques. Comment réguler des produits dont le prix peut varier du simple au double dans un délai très court pour une simple raison climatique par ex. l’état doit retrouver son rôle : réguler la production, satisfaire à la demande en la maitrisant. Un ex, nous manquons cette année de pommes de terre, de vaches laitières, parce que l’État n’a pas joué son rôle et parce qu’il s’est laissé diriger par Bruxelles. Si nous ne voulons pas que les agriculteurs plantent tous en même temps et sur des surfaces énormes des pommes de terre, ce qui ferait s’effondrer les prix, l’État doit intervenir. Pour les vaches laitières, seul l’État peut imposer par le jeu de subventions, de laisser en vie des veaux qui deviendront génisses, puis laitières et non pas uniquement des veaux femelles qui seront croisées avec des taureaux limousins pour faire de la viande, situation qui était plus rentable.
C’est cette politique mondialiste qui a été mise en place par Bruxelles avec :
- 1° Les accords de 1972 entre la CEE et l’AELE (G.B-Autriche-Danemark-Norvège-Suède et Suisse) qui ont éliminé presque totalement les droits de douane entre les deux zones (création d’une zone de libre échange que l’on étendra sans cesse).
- 2° Entrée de la G.B-de l’Irlande et du Danemark dans le marché commun, ce qui entraînera inéluctablement Bruxelles dans une politique mondialiste sans frein.
- 3° L’élargissement de l’UE à des pays ou la différence entre les salaires réels, peut aller de 1 à 20 ex : Salaires minimums légaux : Luxembourg = 1 570 euros/mois, 17 fois supérieur à celui de la Bulgarie= : 92 euros/mois.
- 4° La disparition de la préférence communautaire, dont la conséquence est l’ouverture vers le monde faisant ainsi supporter aux producteurs des différences entre les salaires réels de 1 à 50.
C’est bien la politique mondialiste qui s’est imposée à la Banque mondiale, au F.M.I, à l’OCDE, à l’O.M.C . Pas question pour Bruxelles et ces organismes mondiaux de reconnaître que le chômage est dû à leur asservissement aux grands financiers, Bruxelles affirme au contraire, haut et clair, ce que disent ses « Maîtres » « Pour baisser le chômage dans les pays développés, il faut baisser les salaires ».
Personne n’apporte la preuve de ces énoncés, personne n’avance le pourcentage de chômage qui résulterait de cette politique. Ce que nous constatons, c’est que le mondialisme créé des bulles financières incommensurable, est-ce la faute des salaires trop élevés, NON puisque ces bulles sont constituées en partie par la part des bénéfices non versés aux salariés. Juste un exemple et il n’est pas, loin s’en faut, le plus important : en Allemagne depuis 10 ans, les salaires ont progressé de 4%, les bénéfices des entreprises de 42%. Ouvrons là encore une parenthèse : Salaire médian en Allemagne = 1 453 euros, en France = 1528 - d’où progression des exportations en Allemagne, stagnation de la consommation, d’où perte de compétitivité pour la France - Les Politiques, les Syndicats et les Chefs d’entreprises allemands acceptent donc le mondialisme : baisse des revenus pour vendre moins cher, sans comprendre que la consommation intérieure est un élément essentiel pour la croissance de demain, les Allemands tôt ou tard paieront cette erreur, espérons que ce ne soit pas une fois de plus la France qui soit dans l’obligation de régler la note. Il est facile de comprendre le pourquoi du comment de la chose, lorsque les pays émergents auront accédé aux technologies nécessaires, l’Allemagne ne pourra jamais combattre des produits fabriqués avec un salaire 50 fois moins élevé que chez elle. N’ayant plus de capacité d’achat chez eux, les Allemands devront accepter les salaires des pays émergents et comme eux ne manger qu’un bol de riz par jour. Voilà ou nous conduit le mondialisme.
Quelques spécialistes libéraux affirment que ce n’est pas là l’essentiel, que les salaires vont obligatoirement augmenter - oui c’est vrai, mais de 10% environ - 300 euros mensuels +10% = 330 euros, on sera encore très loin du compte. Mais en dehors des salaires qui tuent l’emploi, il y a la perte de substance des pays : Encore un exemple ; Le mondialisme a touché en France d’abord l’agriculture, ensuite le textile et après, l’industrie. Regardons ce qui s’est passé dans l’agriculture : depuis 1974 les effectifs ont été ramené à moins de 4% de la population active, ce qui fait dire au Professeur Allais que cela met en péril l’autosuffisance alimentaire de la France. Il faut être grassement récompensé ou bête à un point pas possible pour couper la France de ses racines, amener son agriculture à produire moins que nécessaire, en établissant des quotas, en mettant des terres en jachères. Leur mondialisme a encore sonné, il fallait que la concurrence fasse baisser les Prix : Résultats le boisseau de blé vaut plus aujourd’hui que jamais dans l’histoire et la France qui va devoir en acheter au prix fort sur le marché mondial et le poids de l’agriculture dans le P.I.B est passé de 5% en 1978 à 2% en 2005 et elle n’occupe plus que 60% du territoire contre 72% en 1950 alors que tout le monde savait que la surface des terres arables diminuait chaque année, que la population mondiale augmentait et que 850 millions d’êtres humains souffraient de malnutrition.
La politique agricole de la France suivait deux objectifs :
- 1)Assurer l’autosuffisance alimentaire des français
- 2) entretenir le patrimoine écologique dans une perspective à long terme.
La politique agricole commune s’est formellement opposée à la politique agricole française, résultats : les stocks sont inexistants et la production ne suit plus la consommation . Il y a pénurie de lait, alors que Bruxelles a obligé les producteurs à abandonner cette filière ( 5000 abandons de production par an en moyenne), la France manque maintenant de 100 000 vaches, ce qui veut dire que nous allons aussi manquer de veaux et de viande bovine. Autre résultat de leurs bêtises, nous avons ouvert nos portes aux autres - la Russie qui importait 55 millions de tonnes de céréales en exporte désormais 30 millions.
Nous pourrions désigner les mêmes exemples dans toutes les autres matières : A cause du mondialisme qui entraîne la délocalisation des entreprises, la France ne produit plus aucun moteur électrique, en cas de conflit, nous serions dans l’incapacité de produire quoi que ce soit.
Bruxelles peut être satisfait, le poids de l’industrie, depuis 1974, année ou la folie mondialiste s’est emparé des fédéralistes, est tombé de 30% du PIB à 18%, les employés de ce secteur, de 5,36 millions en 1974, à 3,2 en 2002 et ce n’est pas tout, les groupes étrangers installés en France représentent 30% du chiffre d’affaires réalisé dans le secteur industriel.
La chute est telle que les économistes parlent d’un processus de désindustrialisation. Contre ce cri d’alarme, Bruxelles annonçait que les services allaient arranger tout cela et créer tellement d’emplois qu’il était nécessaire d’en dégager dans les autres secteurs. Pour cela ils ont réussi, les emplois ont été dégagés, malheureusement si le service s’exporte bien, les entreprises de service s’exportent encore mieux et surtout plus facilement. Elles « externalisent » en Inde, au Maroc, en Tunisie, les Assurances, les Banques, la distribution par correspondance, la bureautique, l’informatique, les laboratoires médicaux, des millions d’emplois sont en péril dans le secteur du service.
Ce mondialisme, inspiré par Bruxelles, fait quand même un bénéficiaire : celui de la visite des châteaux annoncé par le Général Gallois - J’ouvre à nouveau une parenthèse, comment Bruxelles peut-il connaître et faire connaître les résultats de sa politique en matière d’emplois, et de toutes ses politiques, puisqu’il n’existe aucun annuaire statistique communautaire (Eurostat n’étant ni fiable, ni vérifiable).
Que nous a apporté l’U.E ? La destruction de l’emploi, la destruction de l’industrie, la destruction de la croissance.
Hier, avec les travaux de Jean Heur, nous savions qu’il fallait pour chaque produit, ou groupe de produits, que la consommation nationale soit assurée, pour un certain pourcentage, par la production nationale. Aujourd’hui en analysant les chiffres mondiaux, nous connaissons le niveau de ce pourcentage - C’est 80% - Rien n’est inventé, nous déduisons du PIB mondial IOO%, la part du Commerce mondial (20%) la production interne des Etats est donc de 80% - La France loin de ce pourcentage.
Il est donc nécessaire, sauf à devenir un pays du Tiers monde, de retrouver l’entière maîtrise de toutes nos capacités de décision.
Ce mondialisme et son clone Bruxelles, se trompent et oublient l’essentiel : les consommateurs ne peuvent être uniquement des acheteurs, ils doivent aussi être des producteurs pour gagner leur vie. Or Bruxelles, en imposant sa maladie ultra libérale, cache que les importations de produits à bas prix
- 1) font inexorablement perdre leur emploi ces consommateurs de produits venus d’ailleurs ;
- 2) augmenter les impôts ou taxes nécessaires à financer ces pertes d’emplois.
En gros lorsqu’un employé achète un produit venant de pays à bas prix, ou déjà l’homme est exploité par d’autres hommes, il finance la perte de son emploi et aliène sa liberté, celle de ses enfants, c’est à dire des enfants de France.
Deux mots sur les Cycles et sur le cycle Kondratieff : période de vaches maigres, période de vaches grasses - une crise se terminant avec les stocks achetés à pas chers et relançant ainsi l’économie : Ces cycles (50 ans) ne sont que supposés, personne ne peut raisonnablement les prouver, nous ne les entrons donc pas dans ce document. Surtout qu’en matière d’industrie, l’époque veut qu’ils n’existent plus de stocks, les entreprises travaillent à flux tendus (PSA s’arrête de produire s’il n’est pas livré toutes les 3 ou 4 heures) Par contre, tenons compte de la crise de 1929, qui n’est pas due à un manque de ceci ou de cela, mais uniquement à un manque de confiance (crise) qui s’est transformé en panique. Nous frôlons avec la crise des subprimes le même phénomène, ce qui nous amène à proposer un SMI qui ne permettrait plus les spéculations honteuses et risquées.
Nous le savons, plus les salaires (+ charges sociales) sont élevés, plus les importations en provenance des pays à bas salaires et à capacités technologiques sont favorisées : Plusieurs solutions sont possibles :
- 1) soit nos employés à bas salaires acceptent de toucher : 75 euros par mois (492francs, 810 yuans) salaire médian versé en Chine - avec un nombre d’heures travaillées qui dépasse les 10 heures/Jour sans protection sociale, sans droit du travail etc
- 2) soit on installe des protections, comme la TVA sociale par exemple
- 3) soit On interdit tout commerce avec les pays qui n’auront pas installés chez eux, protection sociale, droit du travail, c’est à dire la civilisation.
L’affaire est une question d’arithmétique : Plus la différence entre les salaires français et ceux des pays à bas salaires et à capacités technologiques est grande, plus les importations de ces pays deviennent conséquentes et plus le chômage augmente. Ceci était vrai pour nos salariés les moins qualifiés, cela devient malheureusement le cas pour tous les salariés et dans presque tous les domaines.
De même et Maurice Allais le démontre, plus les charges salariales globales sont élevées par rapport à la productivité du travail dans notre pays et plus le chômage engendré par l’écart avec d’autres pays est élevé. Nous avons donc bien similitude totale entre chômage chronique et chômage libre échangiste, le premier engendrant le second.
Deux causes différentes à ne surtout pas confondre, car nous penserions que la cause unique du chômage provient de l’insuffisante flexibilité des salaires, ce qui n’est pas vrai. Si l’on confondait les deux causes, on admettrait alors que la seule solution passerait par la diminution des salaires, alors qu’une protection appropriée de l’économie française (barrières douanières - TVA Sociale par ex) ferait disparaître le chômage et le sous emploi issus du mondialisme.
Aucun modèle, aucune étude, rien ne permet actuellement de distinguer ces deux causes du chômage, pas étonnant qu’aucune solution n’ait été trouvée.
Vous constaterez : que l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI, l’OCDE et Bruxelles entretiennent la confusion, pour différentes raisons :
- 1) Aux ordres d’une idéologie libre échangiste, mondialiste, laissez fairiste, ils favorisent la lutte contre l’inflation, afin de faire baisser les prix, cette baisse passe obligatoirement par de très bas coûts salariaux
- 2) ils protègent la capacité des entreprises à réaliser de plus en plus de bénéfices.
C’est donc le chômage chronique, donc le manque de flexibilité des salaires, qui est désigné comme seul responsable du chômage, ce qui est totalement faux.
Profitons des travaux du Prix Nobel français d’économie qui prouvent qu’une baisse de 15% des charges salariales globales, aurait depuis longtemps permis de supprimer le chômage chronique - C’est ce que le Forum pour la France propose avec sa TVA Sociale qui permettrait de supprimer presque totalement les charges sociales des salaires en les faisant passer de la production à la consommation.
En ce qui concerne le chômage du au mondialisme : (travaux du Forum pour la France uniquement) : la TVA sociale ferait baisser nos prix de production de 20% et augmenter ceux des produits importés de 20% mais cela ne suffirait pas ; Les dévaluations monétaires compétitives du dollar, du Yen et du Yuan allant bien au delà, nous avons besoin de deux autres facteurs : la mise en place d’un système monétaire international plus juste et d’une protection à nos frontières nationales.
Il est d’une absolue nécessité de traiter les deux causes du chômage en même temps.
Le chômage chronique à l’anglo saxonne, traité seul, comme cela été réalisé en G.B et aux USA, provoque inéluctablement des inégalités sociales insupportables, que l’on paye très cher une génération après.
Bruxelles a traité le chômage du au mondialisme en faisant financer le chômage ou plutôt les chômeurs, le résultat est navrant, le nombre de chômeurs a explosé
Les études et traitements, sur et du, chômage sont établis par les organismes mondiaux en partant du postulat imposé aux libéraux par David Ricardo au 19ème siècle : le marché régule tout et impose des règles naturelles dont il est inscrit que nul ne devrait pouvoir en contester le bien fondé, nous allons démontrer que cette théorie a été sortie de son contexte afin de mieux en convaincre les peuples.
Libéralisme qui aurait été déterminé par Ricardo : Chaque pays est spécialisé dans un produit qu’il fabrique et vend à un autre pays spécialisé lui dans un autre produit qu’il offre en échange. Le taux de change se fixe alors à un niveau qui équilibre la balance commerciale des deux pays, la magie doit alors s’opérer et le niveau de vie des deux pays doit augmenter.
Nous avons avancé quelques pistes pour réduire le nombre des chômeurs : réforme du système monétaire international, transfert des charges sociales du monde du travail sur celui de la consommation, protection de nos produits et des entreprises qui les fabriquent, une production nationale qui doit satisfaire au moins 80% de la consommation nationale, d’autres pistes existent, une est obligatoire :
- Prévoir la transformation des entreprises qui disparaissent et des activités qui leurs sont associées, en entreprises qui produiront des produits nouveaux et adaptés à la demande. Il s’agit là d’un nouveau mode de financement de l’entreprise.
On devrait aussi réfléchir sur la libéralisation des capitaux qui permet à n’importe qui d’acheter n’importe quoi. Un financier a plutôt intérêt à investir dans les pays émergents que dans nos pays, il faut donc inverser la vapeur, si l’État retrouve sa souveraineté, il peut offrir ou empêcher certaines alternatives.
Air France par ex fait réviser ses avions à Prague parce que la main d’œuvre est moins chère, Air France a été monté avec de l’argent public, Prague est certainement une jolie ville, mais ses habitants n’ont jamais financé la mise en place de cette compagnie dont ils récoltent aujourd’hui, et contre rien, tous les bénéfices.
N’en déplaise aux doux rêveurs qui sont passés en quelques 40 ans du Larzac au Tchad. Au Larzac pour y élever des chèvres, au Tchad pour les raisons que nous connaissons et non pour y aider les gamins à mieux vivre dans le cadre familial et historique. L’immigration (8 millions d’immigrés en France, dont 1 millions environ de clandestins) posent l’énorme problème des infrastructures à financer, alors que nos balances commerciale et des paiements sont déficitaires. Citons un chiffre : le capital national reproductible représente environ quatre fois le capital national. Ce qui se traduit par ; il faut pour chaque arrivant et afin de réaliser les infrastructures nécessaires, réaliser une épargne égale à quatre années de salaire de cet arrivant, s’il arrive avec la famille, cela peut coûter dix à vingt années de salaires.
Ces dépenses liées au fait que ces gens ne créent pas ou peu de valeur ajoutée gênent la France pour ses investissements (nationaux) productifs. Il est important de quitter la politique d’immigration préconisée par Bruxelles, qui ne cherche encore qu’à combattre l’inflation par les salaires de misère que les entrepreneurs verseront à ces gens taillables et corvéables. Si la France versait la moitié des sommes engagées par le problème d’immigration au service des Hommes pour les aider à rester dans leur pays natal, nous ne ferions que des heureux.
Pour résoudre le problème des chômeurs et du sous emploi, il faut nous protéger.
Mettre en place des TARIFS COMPENSATEURS évalués, produit par produit et pays par pays. C’est tout à fait simple.
On contingente : d’un coté la consommation nationale est assurée à 80% par la production nationale, ce qui permet d’abord d’éviter la disparition totale de certains secteurs d’activité, les 20% restant permettraient à la concurrence de s’exercer pleinement dans rien dévaster.
Personne n’a soulevé le problème en France. Pourtant, déjà en 1992 le rapport de la valeur globale des importations au P.I.B, était de 12,3% pour les USA et 32,6% pour la France, c’est une situation qui nous fait glisser vers notre naufrage, aucun pays ne peut continuer sur cette route, or malheureusement, nous frisons ou dépassons peut-être, selon les travaux du FPF les 50% de dépendances vis à vis de l’étranger.
Nous tentons d’établir les chiffres pour 2006, gymnastique extrêmement difficile, car les statistiques disparaissent, mais nous sommes persuadés d’approcher voire de dépasser les 50%
Reprenons la main, dans l’agriculture par exemple, dans divers domaines, céréales, viande, produits laitiers, la France doit être excédentaire, non seulement elle ne l’est plus, mais elle est devenue importatrice. Un as de la Finance, inspirateur de la monnaie unique et ancien Premier Ministre a réussi, avec un taux de croissance énorme, à contingenter le lait de façon à ce que excédentaire, la France devienne déficitaire, cet Attila de notre agriculture sévit encore comme député au Parlement de Strasbourg.
Si la France veut traiter le sous emploi et faire baisser le nombre de ses chômeurs, elle doit revoir tous les accords de libre échange, tous les traités européens, et pratiquer une politique, non pas uniquement nationale, mais simplement celle, réalisée par la majorité des pays.
Henri Fouquereau
Président du Mouvement Démocrate Français
Secrétaire Général du Forum pour la France
Répondre à cet article

Chômage et sous-emploi par H. Fouquereau