Pierre Marie Gallois effectue ses études secondaires notamment au Lycée Janson de Sailly. Il est ensuite élève de l’École de guerre de Versailles.
En 1936, il est Sous-Lieutenant puis Lieutenant en Escadrille saharienne à Colomb-Béchar.
En 1939, il est affecté à l’État-Major de la Cinquième Région Aérienne à Alger.
En 1943, il rejoint la Grande Bretagne pour être membre d’un équipage de bombardiers lourds du Royal Air Force Bomber Command. Il participe aux attaques aériennes du potentiel industriel adverse jusqu’en mars 1945.
Après la guerre, Pierre Marie Gallois est détaché à l’Aviation Civile. Il participe à de nombreuses conférences dans le cadre de l’Organisation de l’aviation civile internationale.
Il rejoint son arme en 1948 pour être affecté au Cabinet du Chef de l’État-Major de l’Armée de l’air. Spécialisé dans les études d’armement aérien et des plans de fabrication, il propose le Premier Plan quinquennal de Constructions aéronautiques, qui est accepté par le Parlement en août 1950. Il prépare des plans d’intégration des études et des fabrications d’armement à l’échelle de l’Europe. Il participe aux discussions interalliées sur l’utilisation de l’aide américaine à l’Europe occidentale.
En 1953 et 1954, il est affecté au cabinet du Ministre de la Défense Nationale pour y suivre les questions aéronautiques.
En 1953, exerçant parallèlement ses deux fonctions, le colonel Gallois est également affecté au Quartier Général du Commandement Supérieur des Forces Alliées en Europe (SHAPE).
Il est nommé membre d’un groupe d’études stratégiques destiné à l’étude des conditions nouvelles de la stratégie, compte tenu de l’existence d’armes de destruction massive. À ce titre il effectue de nombreuses missions aux États-Unis et dans les pays membres de l’Alliance.
Dès 1953, il mène campagne pour l’arme atomique française, propageant la notion de « dissuasion personnelle » et l’idée d’une capacité d’intimidation du « faible par rapport au fort ».
En 1954, toujours au SHAPE, le colonel Gallois étudie un programme d’avion d’attaque à décollage court, qui a donné naissance à une nouvelle génération d’avions de combat.
En 1955, il assiste aux essais nucléaires dans le Névada.
En 1957, Pierre Marie Gallois prend sa retraite.
Il poursuit, depuis, l’étude des problèmes de sécurité.
En 2003, avec l’Ambassadeur de France Pierre Maillard, ancien conseiller diplomatique du Général de Gaulle, et Henri Fouquereau, président du Mouvement Démocrate Français, il fonde le Forum pour la France, un regroupement politique qui œuvre pour « la souveraineté et l’indépendance de la France ». Il a ainsi milité pour le « non » au référendum sur le projet de traité constitutionnel européen.
Il a enseigné la stratégie nucléaire et les relations internationales dans les Écoles de l’enseignement militaire supérieur français et étranger, notamment aux États-Unis, à Montréal, Tokyo, Séoul, Bunos-Aires, Madrid, Londres, Hambourg, Stockholm, Bruxelles, Lisbonne, Rome, Bagdad, Istambul, Pretoria, ainsi qu’à la Sorbonne et au Collège de France.
Répondre à cet article

Pierre Marie Gallois - Wikipédia.fr