FORUM POUR LA FRANCE - Pour le retour à l’Indépendance et à la Souveraineté de la France
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Réunion des Gaullistes de conviction / 22 juin 2009
Aux Gaullistes de conviction, par H. Fouquereau
Discours d’introduction de la réunion au François Coppée / Paris
mercredi 1er juillet 2009
par Henri Fouquereau
popularité : 3%

Chers amis, chers compagnons, bonjour.

Nous avons traité lors de votre dernière réunion, du Gaullisme, et rappelé qu’il était lié de façon indissociable à cette certaine idée de la France, et à cette certaine idée de l’homme. Tout comme l’étaient, aux yeux du Général, l’indépendance et la souveraineté de notre pays, ainsi que l’ardente nécessité que le peuple se rassemble autour d’un projet.

Tour ce qu’avait programmé le Général est détruit, disparue la certaine idée de la France, la certaine idée de l’homme jetée aux oubliettes, l’indépendance de notre pays et sa souveraineté, menacées.

Il reste, pour sauver l’ensemble, le projet sur lequel le peuple peut encore se rassembler. Malheureusement le démon de la politique, celui qui grattouille quelques-uns à chaque élection, n’incite qu’à pratiquer la politique politicienne, parce qu’il suffit là, de faire semblant, parce que depuis l’arrivée du néo libéralisme introduit chez nous par Giscard, nos dirigeants suivent simplement les autres, parce que plus aucun projet n’émane de têtes pensantes. Nos 20 siècles d’efforts et de grande politique nationale, qui avaient placé la France au premier rang, ont été remisés au magasin des accessoires

D’abord la dérégulation et la fin de l’État providence, ont mis un terme à l’égalitarisme que nos Pères avaient inscrit dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et que le Général a fait placé comme préambule de notre constitution « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits »

Ensuite, le retour des religions dans la sphère publique et le communautarisme rampant, qui affaiblissent chaque jour le pays. Notre République laïque disparaît ainsi que notre modèle d’intégration à la Française, qui s’opposait aux invasions, tout en donnant à chaque candidat à la citoyenneté française : la chance et la possibilité de s’intégrer à la nation, l’arrivant acceptant en contre partie l’héritage de notre passé.

Et aussi, notre constitution déflorée avec sa pierre de voûte, le septennat, descellée.

C’est maitenant le tour du département, ce moule légèrement décentralisateur, mais représentant de l’État qui se trouve attaqué. La régionalisation à l’allemande qui se dessine avec des votes en faveur de Cohn Bendix, nous conduit inéluctablement vers une union de Länder et de provinces directement rattachées à Bruxelles c’est à dire à Washington.

Les Gaullistes de convictions doivent s’opposer à la création de ces collectivités territoriales qui s’adresseront directement à Bruxelles, Mme Royale a inauguré la chose, nos régions de l’Est et du Sud Ouest sont tentées de faire de même.

Les Français qui ont reçu en héritage l’État nation construit par leurs rois, leurs empereurs, leurs républiques et consolidé par le Général de Gaulle, ne peuvent accepter que leurs dirigeants rejettent l’héritage et d’ailleurs pour aller où ?

Vers une Europe qui se meurt, une Amérique et son Aléna qui croulent sous les bêtises entassées par quelques- uns de leurs Présidents, vers l’Asie qui commence à dominer le monde, mais en vassalisant les autres, ce qui est fait pour l’Afrique, en Amérique du Sud ou elle s’installe en tentant, n’en doutons pas, de faire payer aux Blancs deux siècles de domination.

Ce danger, le Forum l’avait détecté au moment ou chacun pensait encore que les Chinois s’adonnaient uniquement au jeu de Ping Pong et à quelques écrasements dans le sang de révoltes populaires. Les dossier du FPF servent à cela : analyser et avertir. Nous avons averti il y a quelques années déjà que l’atelier du monde était en réalité un immense laboratoire, dans lequel la Chine disséquait tout ce que nous faisions, le recopiait, le « Chinisait, » le créait, l’usinait et le vendait dix fois moins cher que nos productions, mettant ainsi en péril nos entreprises, nos emplois, nos richesses, notre avenir.

Nous avions expliqué que si la Chine envoyait ses jeunes les plus doués dans les meilleures écoles occidentales, c’était pour les rapatrier ensuite, afin de permettre à la Chine de devenir la première puissance technologique mondiale.

Réfléchissons au danger d’une alliance entre le monde confucéen et le monde musulman.

Nous analysons les situations avec les meilleurs Ambassadeurs, mais comment conjurer ce mauvais sort, suite à l’abandon depuis 1974, par nos dirigeants de notre diplomatie entre les mains des anglo-saxons, de notre modèle économique entre les mêmes mains, de notre modèle financier entre les mains des Allemands et que nous venons d’abandonner à nouveau notre défense nationale entre les mains des Américains ?

Le Général disait avec juste raison, qu’en politique il n’y avait pas d’amis mais des intérêts, alors bien évidemment que tous ces gens à qui nous avons tout abandonné, mènent des politiques conforment à leurs intérêts et pas aux nôtres.

Notre rôle est de proposer de renouer avec la grande politique française, celle de Richelieu, de Colbert, de nos grands argentiers, et aussi, celle de Clémenceau et du Général de Gaulle, politique fondée sur une analyse lucide, logique et raisonnée de l’environnement et de la situation internationale.

Nous visons dans un Monde qui a changé, sans que le peuple de France en ait pris conscience jusque dans ses profondeurs.

Le Monde court vers un affrontement armé d’une taille inimaginable, alors que face à ce danger nous restons une fois de plus désarmés. L’Ambassadeur de France Pierre Maillard, ancien conseiller diplomatique du Général de Gaulle, est venu vous entretenir de la diplomatie française que nous devons rétablir.

L’Amiral Debray est venu vous expliquer quelle défense nationale il fallait pour la France. Deux dossiers essentiels, sur lesquels il n’est pas besoin de revenir et que vous trouverez sur nos divers sites.

Aujourd’hui, c’est la CRISE, et c’est de la situation économique et financière que j’aimerais vous entretenir avec des solutions que nous les Gaullistes devons proposer

Cette crise : Grâce à ses connaissances des affaires du monde, le meilleur géopoliticien de nos générations : le Général Gallois, a su m’alerter il y a deux ans sur quelque chose qui se passait aux États-Unis. Nos dossiers m’ont permis de détecter et d’annoncer que la plus grande crise que le monde ait connue, nous tombait dessus et qu’elle allait bouleverser notre monde.

Personne ne connaît encore son ampleur et nous n’y verrons clair que vers le milieu de l’année prochaine, n’écoutez pas les sirènes, personne ne possède les instruments nécessaires pour calculer, ne serait-ce que les pertes des banques.

Par contre nous pouvons l’expliquer et même un peu plus, suivant en cela notre triptyque, détection, analyse proposition :

Le PIB mondial c’est environ 55 000 milliards de dollars.

la spéculation et les produits dérivés, dont ceux issus de la titrisation, l’argent virtuel etc etc représentait avant la crise des milliers de fois plus que la production et la moitié de cet argent est parti en fumée ; N’écoutez toujours pas le chant des sirènes qui n’y connaissent rien, mais qui voudraient faire comme si : oui mais c’est virtuel ;

S’ils appellent virtuel le fait que 250 millions d’Etres Humains ont basculé dans la misère, que ce sont des millions d’emplois qui ont été et seront perdus, qu’il en a résulté un basculement du pouvoir mondial d’Ouest en Est, ces Messieurs devront revoir la définition du virtuel, qui veut dire normalement potentiel et dans le cas qui nous intéresse, le potentiel a rejoint et dépassé le réel.

En argent réel, les autorités annoncent que le monde, pour l’instant, aurait perdu 55 000 milliards de dollars, c’est à dire le montant du PIB mondial.

Deux mots pour dire que tout cela est minoré, un exemple : rien que pour sauver les banques, les États ont livré 9 000 milliards de dollars. Or, dans l’état actuel de nos connaissances, nous pensons qu’il faudra encore livrer 30 000 milliards de dollars aux banques pour leur sortir la tête de l’eau, et il n’y a pas que les banques, alors comment trouve t-on l’argent ?

Et bien les États et les banques centrales fabriquent de la monnaie à tours de bras, pour sauver les banques, mais aussi pour assurer le remboursement de leurs dettes et assurer le quotidien. Ces masses monétaires constituent une nouvelle dette qui s’ajoute aux dettes déjà existantes et déjà monstrueuses, une autre bulle gigantesque se constitue, et lorsqu’elle va éclater à son tour, elle va nous laisser sans aucune possibilité de nous défendre. Sauf pour la Chine et pour l’Inde , gardons cela en mémoire, c’est l’histoire future du monde que je déroule.

Qu’en est-il de l’économie :

Nous ne parlons plus de croissance mais de la baisse des activités. Dans le monde occidental, la contraction des productions tourne autour de 10% alors que nous ne savons pas vivre sans un taux de croissance de 2,5%.

La production Industrielle des pays occidentaux a baissé de 15% en 1 an, c’est énorme et du jamais vu, sauf pendant la dernière guerre.

Et malgré cela, il existe encore, pour l’instant, un taux de croissance dans le monde, même s’il a beaucoup diminué.

Alors posons la question : si nos productions sont en baisse malgré un taux de croissance mondial, Qui fabrique à notre place, ce que nous ne fabriquons plus et les nouveaux produits que nous ne fabriquons pas ? Chez nous en France : Production industrielle moins 15%, C.A des sociétés cotées au CAC 40 moins 9%, bénéfices moins 39%.

Plus grave encore : La France a perdu 10% de sa production nationale totale.

Crise ? Oui mais, car là aussi une question se pose, la France à l’inverse de ses voisins a continué d’obtenir un taux de croissance, 0,2%, cela veut dire que nous avons consommé un peu plus alors que nous fabriquons beaucoup moins, alors à nouveau cette question : Qui fabrique à notre place ce que nous ne fabriquons plus et les nouveaux produits que nous ne fabriquons pas ?

La réponse est simple, c’est l’Asie, qui prend la direction du monde, qui fabrique ce que nous consommons, et qui petit à petit va dominer le monde dans tous les domaines :

Le témoin est déjà passé en matière boursière :

  • Le 20 mai 2009, la bourse de Shanghai a dépassé en volume celle de Londres – ce qui veut dire que la première place mondiale en matière de bourse est passée d’Ouest en Est.

Prenons les chiffres boursiers : au Premier trimestre 2009 les ¾ des entrées en bourse se sont faites à Hong Kong, attention ce n’est pas rien, ce sont les cotations des nouvelles sociétés créées dans le monde entier qui sont désormais inscrites et cotées en Asie. Prenons bien conscience qu’en la matière le monde a totalement basculé, un nouveau nom apparaît SHANGHONG place boursière de Schangaï et Hong Kong réunies : nouvelle première puissance boursière mondiale et qui entend le rester.

Poursuivons : Pour le nombre des sociétés côtés, c’est à dire toutes les sociétés qui existent sur la planète, c’est la place de Bombay qui est devenue la place ou sont inscrites le plus grand nombre de sociétés cotées dans le monde.

Restons dans le domaine financier : La chine n’a pas caché ses ambitions, le dollar, étalon monétaire international actuel doit céder sa place. Elle veut imposer le DTS comme étalon monétaire. Attention danger nous verrons tout à l’heure pourquoi. Alors attention car il s’agit de l’avenir du monde, et de celui de la France et aucun Gaulliste de conviction ne peut ignorer ce qui se passe.

Petit résumé pour comprendre l’histoire monétaire récente 1944 : accords de Breton Woods ou il a été décidé que le dollar, convertible en or, devenait l’étalon monétaire International. Des Hommes de l’art : Keynes pour l’Angleterre Pierre Mendés France qui représentait le Général de Gaulle, c’est à dire la France, s’y sont opposés, car à leurs yeux, il n’était pas admissible qu’une monnaie nationale, gérée par des autorités nationales à des fins nationales deviennent l’étalon monétaire international. Le Président des Etats-Unis est élu par le peuple américain, uniquement pour défendre les intérêts américains et donc pas pour défendre les intérêts des autre.

Furent aussi crées par ces accord, la Banque mondiale, le FMI, deux organisations Internationales qui allaient servir de support à l’idéologie de l’ultra libre échangisme, à laquelle les Gaullistes étaient opposés.

15 août 1971, premier coup d’État monétaire mondial, le Président Nixon, décide unilatéralement de mettre un terme à l’indexation du dollar sur l’or. Même si cette indexation tournait au ridicule, le billet vert s’étant tellement multiplié qu’il ne représentait plus rien, la forme n’a pas été respectée, et surtout il fallait obligatoirement désigner un autre étalon. Rendons nous compte que depuis 1944, les américains consomment plus qu’ils produisent et que le privilège impérial que leur apporte le rôle d’étalon monétaire leur permet de faire payer leur consommation aux autres pays du monde, c’est fou mais c’est ainsi et ça dure toujours, malgré l’opposition du Général de Gaulle et de Pompidou .

1973, malgré l’opposition de la seule France, on supprime, sur la demande des américains, le système des changes fixes, qui voulait que les monnaies soient placés sur des lignes, comme une portée de musique, et qu’elle se surévaluaient ou se dévaluaient entre elles avec un taux de change désigné, ou choisi, mais fixe, connu et différent selon les monnaies – Depuis 1973, c’est le seul marché, c’est à dire la loi de l’offre et de la demande, qui fixe désormais la valeur des monnaies. Nous vivons désormais sous le règne du marché roi et de la spéculation. Ce qui n’était pas la vision qu’avait le Général de Gaulle des affaires du Monde, loin s’en faut.

Nous comprenons facilement que l’Amérique qui fabrique sa monnaie à partir de la demande des autres, obligés de payer leurs échanges en dollars, organise le prix des autres monnaies et de sa propre monnaie, en fonction bien évidemment de leurs intérêts nationaux.

En 1976 à la Jamaïque le dérèglement de tout ce qui touche la monnaie est légalisé, les Chefs d’Etat, Giscard, pour la France, ne se sont même pas aperçus, qu’ils se supprimaient le droit d’intervenir en matière de droit monétaire. En 1990, la libéralisation totale des capitaux en France enfoncera le clou, personne ne gouvernera plus la monnaie, le pouvoir en incombe aux seuls marchés.

Cette affaire nous a conduit inéluctablement à la monnaie unique, qui permet aux États d’établir un budget, et encore, avec le devoir de respecter les critères de Maastricht, en interdisant d’établir le rôle, le volume et la valeur de la monnaie.

C’est un peu Monsieur dans le salon qui dit à Madame d’aller faire les courses, Madame dans la cuisine qui répond combien puis-je dépenser ? et Monsieur qui répond, je ne sais pas, mon patron fabrique de l’argent mais ne me dit pas qu’elle est la part qui me revient.

Première proposition : il est indispensable de proposer une réforme du Système Monétaire International pour deux raisons : son absence a mené le monde à la faillite. Et il faut aussi impérativement empêcher que le DTS, permette à quelques nations de dominer le monde avant de s’affronter .

Nous voici arriver au fameux DTS. C’est une unité de compte détenue par le FMI, qui permet aux Etats d’emprunter, c’est à dire de créer de la monnaie, au prorata de la cotisation qu’ils versent à cette organisation internationale. Il est composé d’un certain nombre de monnaies : actuellement le dollar, le Yen, la Livre sterling, et l’euro. La proposition émise par les Chinois de le transformer en étalon monétaire montre qu’ils désirent y installer leur monnaie, ainsi que celle de la Russie, le DTS nouvelle manière serait donc composer des :

  • Dollar américain, Yen japonais, Yuan chinois, Rouble Russe et euro. Prenons déjà comme base de réflexion que le Rouble et le Yuan ne sont pas convertibles.

Pourquoi être contre cette solution ? Parce que déjà, l’étalon monétaire actuel le dollar, est une fausse monnaie, qui ne repose sur rien de concret et qu’il a transformé le monde en un véritable casino permanent. Un dollar qui restera de la fausse monnaie, car les États-Unis ne pourront jamais rembourser ce qu’ils doivent.

Alors les autres monnaies, celles que les chinois veulent insérer dans le DTS : le Yuan chinois : ce pays est incapable de livrer ses chiffres, il y a trois ans, les instances internationales ont demandé à la Chine d’élever le montant de son PIB d’au moins 15% afin de mieux coller à la réalité. ( je pense que malgré cette augmentation le PIB « est encore minoré de prés de 20%) et surtout les chiffres de Hong kong et de Macao , ne sont pas comptabilisés avec ceux de la Chine continentale. Donc fausse monnaie, regardons le Rouble, personne et surtout en Russie , n’est capable d’établir un chiffre réel. Le Yen, le système financier japonais et ses calculs datent du Moyen-âge, et le Japon ne veut pas adapter son système financier. La Livre sterling qui descend aux enfers ne sera plus là, ce qui veut dire que sur les cinq monnaies, quatre seront fausses et l’euro comme d’habitude paiera la note – Nous devons donc nous opposer fermement aux DTS, et nous devons proposer un étalon monétaire qui suive l’économie. La monnaie ne peut -être que le poumon de l’économie, (voir nos propositions sur le site du FPF). Le principal pour gérer l’Etat, est d’exercer une politique monétaire adaptée aux besoins de l’Etat et le résultat qui doit en découler est une politique économique adaptée aux besoins de la nation.

Raison pour laquelle nous devons quitter la zone euro et sa monnaie unique, qui ne peuvent s’adapter aux besoins de tous les États tellement différents les uns des autres, parce qu’ils possèdent des besoins différents.

Il est donc évident que des Gaullistes de conviction doivent proposer que la France participe à l’élaboration du système monétaire international, qu’elle reconstruise son système financier, qu’elle exerce un contrôle sur la circulation des capitaux à ses frontières. Qu’elle réinstalle très vite, avant que son savoir faire n’ait disparu, sa banque centrale c’est à dire la Banque De France qui a su et sait encore tellement bien faire. Nous parlerons des banques d’émissions une autre fois, mais..

Alors, la monnaie, d’abord parce qu’elle régit tout. Mais ensuite, nous devons gérer à nouveau toutes nos politiques. Ce monde a basculé, ne pleurons pas, il était anormal que le banquier domine l’entrepreneur, que l’entrepreneur domine le politique et que le marché domine l’ensemble.

Nous avons donc à proposer que l’État retrouve la capacité pour remplir ses devoirs régaliens, au nom de la souveraineté nationale qui doit les décider. Sa capacité a été entamée en 1974 sous le règne d’un européiste forcené et inconscient, qui savait, car l’animal est loin d’être bête, qu’en signant les accords de la Jamaïque, il favorisait le mondialisme.

Ce mondialisme est une idéologie, qui veut que seuls règnent les marchés, que pour que ce règne arrive, il fallait dérèglementer, libéraliser et privatiser :

  • Le Gaullisme au contraire assure que la politique de la France ne doit pas se faire à la corbeille, qu’un plan, donc des règles, doivent être établies, et qu’un service public est la seule solution, avec la protection sociale, pour souder la nation.

Il s’agit donc maintenant de poser et de répondre à une question : Quel régime économique et social voulons nous construire et dans quelle société voulons nous vivre ?

Le Général l’a écrit : le collectivisme ne résout aucun problème, de plus il vire toujours au totalitarisme, enfermant ou tuant des millions d’opposants.

Le Général l’avait écrit et nous le voyons bien, les mécanisme du marché ne régulent rien, il n’enferme pas grand monde, c’est vrai, mais font mourir des dizaines de millions de personnes chaque année de faim et de soif .

C’est donc bien l’autre voie, celle proposée par le Général de Gaulle, qu’il faut réinstaller. Cette troisième voie ne tue personne, n’enferme personne et elle colle aux réalités de la vie.

Les hommes étant inévitablement attirés par la volonté de s’exploiter entre eux, il est impératif de réinstaller des règles. La France possédait dans ce domaine un instrument merveilleux, installé par le Général de Gaulle et qui lui a permis de sortir en 1944, mais aussi en 1958, la France des marasmes dans lesquels, elle était plongée.

Il s’agit bien évidemment du Commissariat au Plan, donc toujours le marché, mais encadré par un plan à la française qui veut simplement dire : impulsion et vérification par l’État, à l’intérieur duquel, le citoyen, employé et usager doit tenir certains rôles : celui d’électeur qui désigne ses représentants, celui d’associé de l’entreprise dans laquelle il œuvre et celui de décideur de ses choix en tant qu’usager.

Il appartient aux Gaullistes de conviction de proposer de revenir au National, sans crainte, mais sans excès, juste ce qu’il faut.

Nous demandons que l’effort principal porte sur la reconstruction du système productif français dans une visée d’autosuffisance. Nous n’avons pas à aller acheter notre lait en Australie, pas plus que nous avons à faire assembler nos avions en Chine.

Nous proposons un État fort qui anime, mais aussi qui tempère les excès du marché. Il ne s’agit surtout pas de planification, mais d’animation et de régulation auxquelles nous ajouterons une obligation : celle de privilégier l’intérêt collectif, sans gêner ceux qui s’adresseront directement aux besoins individuels.

Voici revenue notre économie mixte à la française, celle qui fût soutenue par Sully, Colbert, le Régent de France et Napoléon III, deux oubliés de l’histoire, et le Général de Gaulle.

Remettre l’État en marche, suppose un projet national, dont la réalisation nécessitera des emplois, imposera ses conditions à la circulation des capitaux et des contrôle aux frontières.

Il nous faudra donc rompre avec tous les Kennedy et autres round malheureusement signés par des inconscients, car ils ont simplement assuré la victoire de l’entreprise sur la nation et sur les politique et en favorisant le profit au détriment des salaires.

Nous proposons d’inverser ce processus infernal, de rétablir notre système très français d’économie mixte, un brin interventionniste, un peu inflationniste, c’est à dire flexible, proche de la réalité économique, nous avons donc l’obligation de rompre avec la zone euro et la monnaie unique, car nous ne pouvons plus vivre avec ce carcan européen devenu insupportable.

Je reprendrais ce que m’avait dit Maurice Allais, lors de nos entretiens téléphoniques : Ne pas savoir qu’une économie de marché ne peut fonctionner correctement que dans un cadre institutionnel et politique qui en assure la stabilité et la régulation, est la démonstration que notre décideur n’est qu’un jean foutre.

Un tel cadre n’existe ni avec le mondialisme, ni avec l’européanisme – Mais attention à ce que ce cadre ne soit pas imposé demain par l’Asie. Revenons au cadre bien français, celui que nous décidons ensemble car : Si grand soit le verre que l’on nous tend de l’extérieur, buvons dans le notre et trinquons aux alentours.

Nous proposons que les productions nationales répondent à la demande nationale et qu’ensuite, mais ensuite seulement, et dans les domaines ou nous sommes les premiers, nous vendions aux alentours et achetions uniquement ce que nous n’avons pas chez nous, ou ce que nous ne savons pas faire.

Même chose pour les individus : la politique d’immigration, doit aider les autochtones à rester chez eux, à produire chez eux, à consommer leurs productions avant toute autre production étrangère.

Nous proposons une société ou le beau et le durable seront privilégiés de façon à ne plus tout consommer ou plutôt consumer L’État doit distribuer les rôles : Nos partis politiques ont-ils pris conscience que la société moderne a subi d’énormes transformations : que les employés ont subi des mutations profondes, qu’ils ont remplacé les ouvriers et le monde paysan, sans que jamais n’ait été définie la place de chacun.

Qui détermine le domaine propre à chacune des activités ? qui veille à maintenir entre elles des espaces d’une dimension qui évite les chevauchements et permette l’information nécessaire à l’efficacité de l’action publique ? qui doit intervenir en concertation avec tous les acteurs ? Nul ne le sait plus, alors nous proposons un système régulateur qui doit impérativement générer une action, suite à une concertation tripartite, ce que le Professeur Alain Cotta désigne avec les trois E – Etat – Employé – Entreprise .

Voilà la véritable formule de la Participation, telle que l’envisageait le Général de Gaulle.

Nous nous battrons pour le respect de la départementalisation, la décentralisation à la socialiste aidée par les européistes ne tend qu’à fabriquer une Europe des Régions, opposée aux nations. Nous ne pourrions pas proposer une politique de rénovation sans traiter du chômage :

  • On résume en reprenant les écrits de Maurice Allais auxquels nous ajoutons nos solutions.

La création du chômage provient de cinq causes :

    • Chômage chronique du à la disparité du coût du travail dans les pays du monde : A cela nous répondons par la TVA sociale, mais la vraie Chômage du au libre échange mondialiste : nous apportons 3 réponses : Renforcement de nos capacités par la recherche, renforcement de notre compétitivité , par l’investissement, mais aussi par notre brin de protectionnisme, dont la TVA sociale.
    • Chômage conjoncturel qui provient de la dépense globale d’origine monétaire : Notre proposition pour une réforme du SMI répond à cela en supprimant les fluctuations conjoncturelles et surtout la spéculation Le chômage du à l’immigration – nous proposons d’aider les gens à rester chez eux et pour ceux installés sur le territoire une aide au retour L’immigration tout à fait excessive qui s’est constatée en France depuis les années 70 a constitué par ses conséquences de toutes sortes un intolérable fardeau.
    • Le chômage technologique du trop souvent au manque de qualification professionnelle, avec l’incapacité de certains à se transformer suite à un manque évident de formation continue. Un produit inventé fabriqué, ne possède qu’une espérance de vie de 5 ans, souvent moins, proposons une formation continue précédée d’une orientation prenant en compte les aptitudes et les besoins.

Il nous faudra proposer une politique budgétaire qui suive deux objectifs extrêmement difficiles à réaliser mais nécessaires :

  • 1) Stimuler la croissance après avoir renforcé l’offre
  • 2) Assainir la situation des finances publiques

en faisant très attention, cet assainissement ne peut se faire qu’en douceur, car s’il est trop rigoureux, il affaiblit la demande. Nous réduirons le taux de change qui facilite les exportations, nos ennemis, s’ils sont doués, rétorqueront que cela créé de l’inflation, or la France ne sait vivre sans inflation, qui est le meilleur système pour rembourser ses dettes.

Je le dis, je le répète, le Régent Philippe d’Orléans a remboursé toutes les dettes laissées par Louis XIV avec de l’inflation.

Les marges de manœuvre sont courtes, Il ne peut plus y avoir de pression fiscale supplémentaire, plus d’augmentation des cotisations sociales, l’assainissement des finances passe donc par une maîtrise des dépenses, mais cela ne peut suffire, il est nécessaire de favoriser une forte augmentation du PIB qui ne peut provenir que de nos exportations. La France doit créer, fabriquer, cela elle sait faire, mais surtout VENDRE . Notre PIB est actuellement de 1900 milliards d’euros, notre déficit budgétaire de 42 milliards d’euros, il nous faut atteindre 2100 milliards très vite.

Ce chiffre n’est pas déraisonnable il suffit d’une augmentation annuelle du PIB de 3% pendant trois ans.

Ceci est tout à fait possible et lorsque l’on sait que 0,50% du PIB créé 50 000 emplois, nous créons 300 000 emplois d’un seul coup. Le PIB augmente mais surtout pas la pression fiscale et sociale, qui pourra ainsi diminuer en pourcentage. Ceci est obligatoire car, nos voisins et concurrents subissent une pression fiscale et sociale équivalent à 40% du PIB, alors que chez nous, c’est 44%, ce qui fait que nous ne sommes plus compétitifs.

Nous proposerons bien évidemment la transformation de la taxe professionnelle basée sur l’investissement, belle erreur pour ne pas dire plus et nous consacrerons la majorité de nos efforts vis à vis des PME. Je suis intervenu sur le sujet lors du réunion au Conseil Économique et Social, certaines de ces propositions ont été reprises, ,nous les retrouverons dans la loi en préparation.

Nous devons réfléchir sur l’ISF : 4000 gros contribuables sont allés s’installer hors de France en emmenant un patrimoine de 300 milliards d’euros, l’impôt sur la fortune rapporte 3,5 milliards d’euros – je n’ai pas d’idée sur la question, j’aligne simplement les chiffres.

La politique que nous proposons est une vieille politique française que nous qualifierons de nouveau Colbertisme ou d’un Gaullisme rénové.

Voilà les grandes lignes d’un programme qui de toute manière fera son chemin,simplement il le fera à un rythme sur lequel nous devons peser Seuls, nous ne pouvons rien, s’agiter dans un bocal en faisant des bulles que personne ne voit, ne sert pas à grand chose, sauf à flatter quelques égos et ceux qui aiment à se faire photographier sur une tribune par la cousine de service. Il faut être réaliste, sans l’appui de quelques Parlementaires, nous ne servons à pas grand chose. Nous sommes Gaullistes, et pour nous faire entendre, il nous faut des Parlementaires Gaullistes. Nous voulons une France libre et indépendante, elle ne peut être défendue que par des Parlementaires, ou des dizaines de millions de personnes, mais là non plus ne rêvons pas, ce ne sont pas ceux que nous rencontrons dans certaines réunions qui feront déplacer ces millions de gens.

Des Parlementaires Gaullistes, eurosceptiques et anti-mondialistes, il en existe forcément, il suffit de les détecter et de les rassembler, afin de former un groupe assez puissant pour indiquer les lignes à ne pas franchir, et à présenter des propositions et à préparer l’avenir.

L’avenir des Gaullistes s’éclaircirait, si cela se faisait, mais peut-être n’en sommes nous pas très loin, dans quel cas, si une telle formation se profilait, j’en serai.

Alors haut les cœurs et Vive la France.

Henri Fouquereau

 

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Messages de forum :
Aux Gaullistes de conviction, par H. Fouquereau
lundi 6 juillet 2009
par  castelin

des gaullistes de conviction ?

encore heureux !

des gaullistes de gauche…des gaullistes libéraux… des machins… des trucs..

Nous sommes gaullistes. Point.

Ceux qui ont besoin d’être quelque chose en plus d’être gaulliste nous cachent quelque chose.

J’ai déjà eu l’occasion de le faire remarquer avant les européennes.

Ceci étant votre contribution, cher Monsieur Fouquereau, est trèsbien.

castelin michel- la ciotat- 06juillet09




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