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Il ne faut pas confondre coût de revient et fonction. Évidemment le traitement des déchets et le démantèlement posent des problèmes pratiques… à résoudre.
Mais, dans le prix de l’électricité vendue par EDF ces charges sont incluses comme dans toute comptabilité analytique qui se respecte, en particulier le démantèlement est provisionné pour 50 milliards € . Mais ces 2 facteurs, plus le prix de l’enrichissement de l’uranium, restent marginaux par rapport à la production journalière d’un seul réacteur REP classique qui est de l’ordre de 1 million € par jour.

Nous avions reçu une information assez inquiètante sur le Rafale : en cas d’opérations dans des pays chauds les moteurs de notre avion perdent une partie de leurs performances. Nous avons donc adressé une note à nos hommes de l’art en matière de défense, vous trouverez ci-dessous la réponse rassurante du Général Menu, accompagnée d’une notre politique.
Henri Fouquereau
Réponse du Général Menu : Il faut savoir que tout avion propulsé par des réacteurs, civil ou militaire, quelle que soit sa nationalité, perd des performances avec l’accroissement de la température, au décollage et en vol. J’ai bien connu cela dans mes opérations dans les pays chauds et même très chauds.
Les réacteurs du Rafale (M88) sont excellents et gardent encore de bonnes performances par temps chaud même si elles se dégradent.
Le problème de sa non vente relève à mon avis de plusieurs facteurs :

La maîtrise de l’énergie est à la base de l’industrie. Or, paradoxe, celle-ci décline dans notre pays alors qu’il possède un atout énergétique majeur : le nucléaire, pour lequel son « savoir-faire » est mondialement reconnu. Mais, que se passe-t-il ? Sous l’impulsion de l’écologie primaire se développe un rejet de l’atome, alors que l’éolien et le solaire sont plébiscités.
Pourtant, ces deux dernières énergies restent onéreuses (pas de fabrication d’éoliennes ni de cellules photovoltaïques en France), intermittentes (pas d’éolien sans vent convenable, ni de solaire la nuit). Or, l’électricité produite ne se stocke pas, d’où le recours aux centrales à flamme (charbon ou gaz) pour pallier ceci, avec de larges émanations de CO 2.

On en parle peu et pourtant elles sont toujours à la pointe du combat, très représentatives de notre économie nationale, fournisseurs d’emplois, de création de richesses, de valeur ajoutée, elles sont une grande partie de la vie de notre pays. Ne l’oublions pas la PME, c’est 95% du tissu économique de la France
Une PME, (petite et moyenne entreprise), doit employer moins de 250 salariés, et son chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 40 millions d’euros.
L’UE a modifié la définition et ajouté : total du bilan ne doit pas dépasser vingt sept millions d’euros (rien à voir avec CA) autre critère : 25% du capital ou des droits de vote ne doivent pas être détenus par une entreprise ou conjointement par plusieurs, qui ne correspondraient pas aux critères de définition d’une PME, (hors participation des sociétés de capital-risque et investisseurs institutionnels).

Jusqu’à l’an 2000, le commerce extérieur et la consommation des ménages, ont tiré la croissance française vers le haut. Malheureusement, la demande des ménages n’ayant pu être totalement satisfaite par l’offre nationale, elle a du se tourner vers l’extérieur faisant exploser le volume de nos importations. Nos exportations quant à elles ont suivi la même ligne ascendante, pas suffisante mais ascendante tout de même. C’est donc l’offre française qui connait de véritables défaillances. Forte consommation, faible production.
Il est important de connaître ces éléments avant d’envisager une quelconque politique économique, car avec ces données, plus possible de tergiverser entre offre et demande, la politique de l’offre est la seule possible. Nos entreprises doivent impérativement satisfaire la demande nationale.
