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« L’Ambassadeur Albert SALON, responsable de la Commission Francophonie du FPF, recommande vivement la lecture de la conférence reproduite ci-après de M. Michel GUILLOU, ancien Directeur de l’Institut Francophonie et Mondialisation ( IFRAMOND ) de l’Université Lyon3 Jean Moulin.
Cette conférence contient en effet bien des analyses et propositions élaborées en commun entre nos associations depuis plus de 20 ans, et présentées dans nos divers articles et ouvrages publiés.

Un ami Libanais me disait récemment : « L’anglais est la langue du business et le français la langue des salons ». J’imagine qu’il entendait par « langue de salon » une langue de culture.
Propos qui se voulaient rassurants, sans doute, mais propos redoutables.
Signifient-ils, à plus ou moins long terme, le déclin puis la mort programmée de la langue française ?
Dans ce face-à-face franco-américain, j’aimerais aborder le sujet du déséquilibre actuel entre les deux langues de l’autre côté, du point de vue de l’anglais.

Si Charles Durand avait habité non à Nice mais à Paris, j’eusse déjà parrainé son entrée au FPF.
Brillant universitaire scientifique informaticien, qui a travaillé dans son domaine aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, qui a dirigé l’ Institut francophone d ’informatique que l’AUF et le Ministère français de la Coopération (quand j’y étais) ont créé il y a dix ans à Hanoï, il fait partie de la petite troupe des défenseurs de pointe, intelligents, incorruptibles, de la Francophonie. Lui et moi avons eu ensemble en 1995 le prix Charles Hélou (ancien Président du Liban) sur le thème : « Quelle francophonie pour le 21ème siècle ? ». Et, surtout, il a écrit les trois volumes de « La nouvelle guerre contre l’intelligence » (F-X de Guibert) dans lequel il dénonce, vingt ans après Yves Eude, les mécanismes de la conquête mondiale des esprits par l’hégémonique empire américain.
Albert Salon

« Albert Salon vous recommande la lecture de l’article ci-dessous du groupe Phénix et de son animateur M. Michel Guillou, dans lequel sont reprises pour l’essentiel les idées de nos associations et du Forum pour la France. »
La Francophonie est-elle à bout de souffle ? Beaucoup le pensent. Les appels en faveur d’un nouveau départ se multiplient à la veille du 12ème Sommet de la Francophonie qui s’ouvrira à Québec le 17 octobre prochain. Elle a besoin d’ambitions affichées, d’innovations annoncées. La décision soudaine du Canada, pays hôte, d’organiser, le mardi précédant le Sommet, ses élections fédérales, ajoute au désenchantement.

« Langue française et Francophonie :
« Langue française et Francophonie :
l’Ambassadeur Albert Salon , animateur de la Commission compétente du FPF, recommande la lecture de l’article ci-après qui complète et illustre le document de base : « Une politique de la langue française et de la Francophonie », en ligne sur ce site depuis le 1er décembre 2006, à relire avant d’aborder le texte qui suit.
Membre éminent d’ « Avenir de la langue française », M. Charles Durand est un universitaire, lauréat, en 1995, du concours Charles Hélou : « Quelle Francophonie pour le 21ème siècle ? », et qui a été notamment directeur de l’Institut francophone international de Hanoï (IFI). »

Monsieur le Président,
L’association que j’ai l’honneur de présider demandait depuis 1992, avec l’appui d’autres associations, notamment de l’AFAL présidée par le Député Jacques Godfrain , ancien Ministre, du Sénateur Jacques Legendre , du Député Jacques Myard et de plusieurs autres parlementaires de divers bords, l’introduction de la Francophonie dans notre Constitution, afin d’y rétablir, pour notre politique étrangère, un équilibre rompu en 1992 à l’occasion du traité de Maëstricht en faveur de l’Union européenne.
La France doit en effet, sur la scène mondiale, continuer à « marcher sur les deux jambes », et ne pas se laisser enfermer dans une Europe qui devient à la fois trop étroite et trop liée aux intérêts anglo-saxons.
C’est en effet son Grand Large, sa voix venue du fond de l’Histoire, et la Francophonie, qui donnent à la France, à l’identité française, toute son originalité exemplaire et son attrait.
Vous en voyez une illustration dans les relations franco-africaines.
Vous en favorisez une autre, brillamment, dans la construction de l’Union pour la Méditerranée.




Le Sénat a adopté à l’unanimité jeudi une proposition de loi de Philippe Marini (UMP, Oise), visant à compléter et mettre à jour la "loi Toubon" de 1994 sur l’emploi de la langue française.
Le texte voté propose d’étendre l’obligation d’usage du français aux communications "par voie électronique", distinctes des communications audiovisuelles depuis la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004.
Il impose que les termes étrangers utilisés dans la formulation d’une enseigne commerciale soient "accompagnés d’une traduction ou d’une explication en français" et que les annonces faites dans les avions en provenance ou à destination de la France comportent "une formulation complète en langue française".