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Les derniers pays qui ont ratifié le traité de Lisbonne sont :
Avec ces pays, ça y est, les 27 ont ratifié.
Monsieur Rochas a travaillé, pour nous, sur les derniers avatars de la ratification du traité de Lisbonne, nous traiterons de ce sujet jeudi. MAIS La victoire passe aussi par la connaissance approfondie de l’ennemi, nous devons donc nous imprégner de la nouvelle direction que va prendre le machin, afin de savoir de quoi il retourne, ce qui n’est pas encore fait me semble t-il, vu les difficultés que nous rencontrons pour savoir qui est qui et qui fait quoi.
Avec le Président de l’UE qui vient d’être désigné, c’est l’association Bildeberg qui débarque, mais où ? , nul ne le sait, l’endroit où sera installé la chaise percée n’étant pas encore désigné. Avec l’instauration de ce plan, ce sont les banques qui vont dicter plus fortement la loi (comme depuis Maastricht).
Qui a l’argent a le pouvoir. Le plus souvent, on mesure les pouvoirs de l’Union européenne en examinant les domaines de compétences qui lui ont été transférés par le traité. Mais si l’adage précité est exact, il est possible aussi de mesurer l’ampleur de ces pouvoirs en appréciant le volume de ses moyens financiers et le degré de liberté dont elle dispose dans l’utilisation de ces moyens. C’est une autre approche, tout aussi significative.
Cet examen se fera de deux façons croisées (voir graphique n° 1). D’une part, on "circulera" parmi les documents officiels qui établissent les bases du système budgétaire et financier de l’Union (les lignes du schéma). Il faut distinguer les documents permanents, que sont le traité, la décision sur les ressources propres et le règlement financier, et les documents périodiques que sont le budget annuel et le cadre financier pluriannuel, nouvelle appellation des "perspectives financières".
D’autre part, l’analyse comportera trois volets. Dans le premier volet, on s’attachera à mesurer les montants et leur évolution. Puis on s’intéressera au partage du pouvoir financier. Dans le deuxième volet, il s’agira du partage du pouvoir entre l’Union et les Etats membres, et dans le troisième, du partage du pouvoir au sein de l’Union, entre les institutions elles-mêmes.
Poser cette question a-t-elle même un sens ? Dans un système monétaire international caractérisé par un flottement généralisé des monnaies, il n’existe aucun repère fixe par rapport auquel les monnaies pourraient être confrontées, aucun étalon qui fournirait la mesure de la valeur de toute monnaie.
Tout n’est-il donc que relatif ? Dire que la monnaie A baisse par rapport à la monnaie B, n’est-ce pas rigoureusement la même chose que de dire que la monnaie B monte par rapport à la monnaie A ?
Actuellement, l’Union européenne, dans son site internet, affiche une carte indiquant l’état suivant des ratifications du traité de Lisbonne :
pays où le traité a été approuvé : 19
pays où la procédure de ratification est en cours:7
pays ayant voté contre le traité:1
Total : 27
En demandant un renseignement sur les problèmes européens à Monsieur Romain Rochas, notre spécialistes de ses questions , nous recevons la réponse qu’aucun journal, même trés spécialisé, ne peut fournir.
Vous le savez pour le traité de Lisbonne, la Pologne avait demandé à bénéficifier de certaines dérogations, puis le pouvoir ayant changé, dit vouloir se mettre à égalité aves ses partenaires, puis l’opposition déclarant voter contre la ratification ce qui la rendait impossible, le pouvoir s’est engagé à conserver les dérogations, puis a annoncé que la constitution Polonaise restait au dessus de toutes les autres lois, directives et autres, l’affaire était tellement compliquée qu’il était impossible d’y retrouver quoi que ce soit. J’ai donc demandé à Monsieur Rochas . Je vous laisse admirer l’exercice.
Cette semaine :
Au moment où M. Fouquereau vous lira le présent message, il est probable que les Chefs d’Etat et de Gouvernement auront déjà signé le "traité modificatif européen". Je souhaite me tromper. Mais traité signé ou pas, il est bon de tirer quelques leçons de ce qui vient de se passer.
Le traité se compose de 4 documents, et non d’un seul. Il est donc essentiel que le site du Forum publie correctement l’ensemble de ces 4 documents. Vous les trouverez en pièces jointes.
Ce projet de traité a été publié le 5 octobre. Il devait être discuté hier 15 octobre à Luxembourg par les 27 Ministres des affaires étrangères de l’Union européenne , puis discuté et signé le 18 octobre à Lisbonne par les 27 Chefs d’Etat et de Gouvernement.
La complexité des voies de refonte des traités européens retenues en 2007 provient du dilemme apparemment insoluble dans lequel les protagonistes de cette refonte semblaient enfermés.
D’une part il n’était plus question d’ouvrir une nouvelle procédure d’élaboration d’une constitution européenne, après le rejet du traité constitutionnel européen (TC) par la France et les Pays-Bas. Le TC abrogeait les traités existants et, sur cette table rase, prétendait construire un nouvel édifice juridique complet. L’Union européenne et la Communauté européenne étaient dissoutes et une nouvelle "Union européenne" était créée sur leurs ruines. Il a donc été décidé de reprendre la bonne vieille procédure, déjà utilisée maintes fois, par laquelle les traités en vigueur n’étaient pas abrogés, mais modifiés. D’où, après l’appellation transitoire de "mini-traité" proposée d’abord par M. Sarkozy, puis de traité simplifié, l’appellation finalement retenue de "traité modificatif" ™.
Tous les jours, on entend dire et répéter que l’Europe serait en panne du fait du rejet du traité constitutionnel. Cette affirmation ne serait-elle pas une de ces évidences que tout le monde va répétant sans même se rendre compte qu’il s’agit d’un énorme mensonge ?
Le premier mensonge, c’est l’amalgame entre "Europe" et "Union européenne". Si quelque chose devait être en panne du fait du rejet du traité, ce serait peut-être l’Union européenne, non directement l’Europe, qui pourrait bien se porter même plutôt mieux grâce à ce rejet. Depuis toujours, les européistes patentés affirment qu’il faut être "européens", mais cet amour de l’Europe se confond chez eux avec la promotion acharnée d’une certaine politique européenne. Or des politiques européennes, on pourrait en concevoir des milliers d’autres, bien différentes que celle qu’ils défendent aveuglément.
Nous avons déjà formulé une doctrine détaillée et cohérente pour l’Europe. Cette doctrine se trouve exposée en particulier dans le document intitulé Un premier programme en 12 points d’un candidat à la Présidence de la République pour une politique européenne rénovée. Dans la présente note, nous souhaitons cependant revenir sur quelques points d’actualité sur lesquels le nouveau président de la République a déjà formulé des intentions publiquement.
Identité et liberté
Le Président de la République a remis au premier plan l’identité nationale, au point de créer un ministère qui lui est consacré. Il y a lieu de s’en réjouir vivement.
Mais l’identité est le fruit de la liberté. Des hommes libres développent une culture qui leur est propre, et celle-ci constitue leur identité. Il n’y a pas d’identité pour les esclaves. Lorsqu’un peuple perd sa liberté, son identité a tôt fait de se réduire au folklore et aux musées. Pour les nations, la liberté porte un nom spécifique, la souveraineté.
Je vois que l’on s’inquiète sur le contenu réel du "mandat" donné les 21-22 juin dernier à la future CIG chargée de mettre au point le "traité simplifié". Vous trouverez son texte complet en pièce jointe.
Pour être plus précis, vous trouverez en pièces jointes les documents essentiels qui permettent de comprendre la genèse de l’affaire "traité simplifié", à savoir :
Document A, B, C et D : documents antérieurs au mandat, mais qui expliquent la genèse de celui-ci ; Document E : c’est le mandat lui-même.
Enfin, vous trouverez un document dit "Document-chapeau" : c’est une note que j’ai rédigée pour expliquer comment les documents A à E s’enchainent et leur contenu essentiel. Il convient donc de le lire en premier.
Ce qui nous préoccupe au plus au point c’est l’affaire du Traité simplifié, même si le Président de la République nous assure qu’en aucun cas il ne puisse s’agir d’une nouvelle constitution et que l’avenir de la nation n’est nullement hypothéqué.
Seulement, les choses bougent à l’Elysée, un nouveau conseiller pour les affaires européennes vient d’y être nommé : M. Fabien Raynaud, en charge de convaincre, avec le secrétaire d’Etat Jouyet, les capitales des pays européens de l’obligation de faire redémarrer l’U.E – Quel est désormais le pouvoir du Conseiller diplomatique, le scherpa du Président, M. Jean-David Levitte pour les affaires européennes ? Spécialiste de l’Afrique et grand connaisseur de l’Amérique ou il a réussi par un coup de poker à faire cesser la désinformation qui souillait la France, il avait déjà occupé la même fonction auprés de J.Chirac et certains de nos amis proches le considèrent comme un grand diplomate respectueux des intérêts de la France.
Le LIBRE JOURNAL PAR HENRI FOUQUEREAU :
Le Budget général des Communautés européennes doit être équilibré en recettes et en dépenses (article 268 CE) . Globalement donc, et à première vue, l’ensemble des Etats membres retirent en dépenses effectuées par l’Union européenne sur leurs territoires autant qu’ils lui apportent en ressources. Chaque Etat membre est donc porté à examiner si cette égalité se vérifie pour lui, s’il est bénéficiaire net ou au contraire contributeur net, la somme algébrique des soldes par Etat devant rester nulle. Nous allons voir cependant que l’affaire est plus complexe que cela.
Cette préoccupation a suscité des fleuves de discussions techniques, et en même temps, elle illustre la manière dont l’idéologie européiste actuelle conduit à pervertir certains sentiments humains des plus naturels. La Commission établit des tableaux tendant à mesurer le bénéfice net, positif ou négatif, propre à chaque Etat membre.
J’ai récemment entendu développer deux arguments en faveur de l’euro. Deux sophismes. Voici ces arguments.
Pour permettre la ratification du traité constitutionnel européen, appelé ci-dessous "le traité", le Parlement a voté la loi constitutionnelle n° 2005-204 du 1er mars 2005 modifiant le titre XV de la Constitution, appelée ci-dessous "la loi constitutionnelle".
La ratification du traité ayant été refusée par le référendum français du 29 mai 2005, ainsi d’ailleurs que par un référendum néerlandais, les dispositions introduites par la loi constitutionnelle polluent inutilement notre droit constitutionnel et il pourrait être opportun d’en proposer l’abrogation.
Chaque fois qu’un nouvel Etat brigue le privilège d’entrer dans l’Union européenne, on lui fait avaler en une bouchée tout l’acquis communautaire. Bon appétit, Messieurs ! Mais ne peut-on faire encore un peu plus, et demander au candidat à l’adhésion d’avaler par la même occasion ce qui n’est pas encore acquis, et qui ne le sera peut-être jamais ?
C’est en quelque sorte ce que l’on a imposé à la Bulgarie et à la Roumanie, en leur faisant accepter le 25 avril 2005, avec l’adhésion et comme condition de celle-ci, le traité constitutionnel européen. Anticipation téméraire ! Un mois après, la France et les Pays-Bas jetaient ledit traité dans les poubelles de l’histoire.
Multiplicité des initiatives pour une relance du processus constitutionnel européen. Coup sur coup :
1°) Discours de M. SARKOZY à Bruxelles le 8 septembre 2006
Discours très européiste devant deux clubs ultra-européistes. Proposition d’un"mini-traité".
2°) Discours de Mme Angela MERKEL au Parlement européen du 17 janvier 2007
Relance du – ou d’un – traité constitutionnel reprenant les idées classiques des européistes, sans aucun infléchissement motivé par le souci de tenir compte du vote négatif de deux Etats membres (France et Pays-Bas).
3°) Réunion à Madrid le 26 janvier 2007 des 18 pays qui ont déjà ratifié, plus deux pays qui n’ont pas encore ratifié (Irlande, Portugal)
Au cours de cette réunion, propos techniquement assez vagues, mais ton politiquement déterminé pour une relance constitutionnelle. Quelques fleurs aux pays du NON, notamment à la France, dont l’Europe, dit-on, ne saurait se passer. Mais aucun infléchissement perceptible des intentions par rapport au défunt traité constitutionnel.
A.- L’histoire nous dit-elle que la Wallonie est française ? L’histoire nous dirait-elle que la Belgique n’est pas une nation ? Les dangers d’ouvrir la boîte de Pandore des guerres régionales ; Souverainisme et relations entre nations.
Le risque d’éclatement de la Belgique est une affaire très grave, qui doit être examinée avec sang-froid, justice et esprit de paix. La question est : nous Français, devons-nous encourager cet éclatement, souffler sur le feu de la discorde, et avoir des ambitions sur la partie francophone de la Belgique, c’est-à-dire sur la Wallonie ?
Il est possible d’identifier deux conceptions sur la place à donner aux régions et éventuellement aux autres collectivités locales dans les mécanismes institutionnels européens. Pour les uns, les représentants des régions et autres collectivités locales doivent pouvoir être consultés par les organes politiques de l’Union européenne – essentiellement Conseil (et Conseil européen), Parlement européen et Commission -, sans pour autant qu’une quelconque participation au pouvoir de décision de l’Union soit conféré à ce collège des représentants.
Pour d’autres, il conviendrait de faire participer les collectivités territoriales au pouvoir même de décision propre à l’Union européenne. Ces collectivités, ou leurs représentants, ne disposeraient pas d’un simple pouvoir consultatif, mais d’un véritable pouvoir délibérant.