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Madame Enza Testa-Haegi m’a demandé aujourd’hui, après mon dernier exposé devant vous du 25 février 2008 consacré :
On ne peut pas comprendre la débâcle actuelle des marchés du crédit, en particulier de la dette titrisée (dans le sillage des pertes affectant les prêts immobiliers américains dits subprime) que l’ensemble des banques privées internationales se sont repassée - avec les conséquences financières désastreuses que l’on appréhende à peine -, sans retracer la dérive du Système monétaire international, depuis l’abandon progressif de l’étalon-or, jusqu’à sa propre destruction aujourd’hui.
C’est à cette analyse passionnante que Pierre Leconte se livre dans cet ouvrage facile à lire et amplement documenté. Les " politiques monétaires " irrationnelles conduites par les banques centrales qui agissent comme des faux-monnayeurs, sont la source de la grande crise monétaire du XXIe siècle qui a déjà commencé ! C’est leur incapacité structurelle à organiser les conditions-cadres d’une mondialisation libérale, puis à la réguler, qui explique la plupart des dérives du système financier.
N’étant pas un spécialiste des questions agricoles, les dirigeants de votre syndicat m’ont demandé d’intervenir lors de votre congrès en raison des livres que j’ai écrits sur les questions monétaires, du commerce international et de l’Europe. Et de ma qualité d’économiste authentiquement libéral, c’est-à-dire opposé à l’ultra-libéralisme comme à l’étatisme. Soyez assurés que c’est avec plaisir que j’interviens à titre personnel ici aujourd’hui et que je suis honoré d’être votre hôte.
A mon sens l’agriculture française est actuellement confrontée à deux problèmes majeurs :
Je traiterai surtout le premier de ces problèmes, sachant que les autres intervenants parleront principalement du second en proposant les moyens d’aboutir à une PAC rénovée.
Pour ce qui me concerne, je pense que le meilleur moyen de résoudre durablement les deux problèmes précités, c’est de sortir l’agriculture du libre-échange mondialisé en faisant reconnaître l’exception agricole par l’OMC, ainsi que le fondateur de votre syndicat Jacques Laigneau l’a proposé.