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| Forum pour la France |
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EURO : On se souvient qu’au printemps 1998, ont été sélectionnés les premiers participants à la monnaie unique, 10 années suffisent pour dresser un bilan, celui de la commission du machin européen vient de sortir, nous attendons celui de la BCE, mais nous en connaissons les grandes lignes, plus beau, plus fort et le meilleur. Nous observerons les choses avec honnêteté et analyserons les arguments du pour et du contre.
Le premier argument mis en avant par la commission et ceux connus du rapport de la BCE : l’euro a inventé la stabilité des prix sur une zone géographique importante et pour divers pays pour qui la stabilité de la monnaie n’était pas une pratique courante, Italie, France etc.. Par contre pour Allemagne pays de l’orthodoxie monétariste telle que la suggérait l’école de Chicago, cette stabilité est rigoureusement exacte, nous assistons même et certainement pour la première fois, à une passion des frontaliers pour les produits allemands dont le prix est moins élevé que celui de nos produits, ce qui est incroyable.
Deux événements relativement récents sont en passe de modifier jusqu’aux fondements de l’économie mondiale. S’ils sont d’ordre conjoncturel et si, dans quelques décennies, ils feront place à d’autres mutations, ils n’en n’auront pas moins marqué durablement l’état des affaires économiques et sociales du monde. Donc les stratégies et les politiques nationales et internationales.
Les origines de ces deux événements sont très différentes. Il s’agit, d’une part des sommes considérables amassées ces dernières années par les pays abondamment pourvus en énergies fossiles, pétrole et gaz naturel, et d’autre part, des ressources financières tout aussi importantes fournies par le travail -peu rémunéré- des pays dits émergents, essentiellement les deux Etats milliardaires en vies humaines.
Après avoir perdu plus de 60.000 hommes au Vietnam, les Etats-Unis retirèrent hâtivement leurs troupes. Les images télévisées des combats avaient traumatisé la population et incité Washington à s’en tenir, désormais, dans de futures guerres, au concept dit « zéro pertes », du moins du côté des Etats-Unis. Au Vietnam, ils avaient lutté contre une idéologie politique jugée maléfique et dangereuse, le marxisme-léninisme et, champions du droit, c’est à de pareils combats qu’ils se préparaient.
Or, ce sont quatre guerres pour l’énergie que les Etats-Unis mènent depuis quinze ans et, pour la dernière en date, ils ont renoncé au « zéro pertes ».