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| Forum pour la France |
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« Je vous prie de bien vouloir trouver ici, de la part du Recteur Michel Guillou et de ma part, l’Appel de Lyon qui a été lancé à l’issue des Dixièmes Entretiens de la Francophonie qui se sont déroulés à Lyon les 27 et 28 mai dernier à l’occasion du dixième anniversaire de la création, dans l’Université de Lyon3 Jean Moulin, de l’Institut pour l’Etude de la Francophonie et de la Mondialisation.
Cet appel solennel et vigoureux, lancé en présence de quelque 300 personnalités françaises, québécoises, belges, maghrébines, africaines, vietnamiennes, etc. présentes (dont MM. Abdou Diouf, Jean-Pierre Raffarin, Philippe Péjo, Christian Philip, Claude Hagège, le Président de la Région Rhône-Alpes…), dans la conscience dramatique d’un tournant et de la nécessité d’un sursaut puissant, est adressé aux gouvernants élites et media de la France et des pays francophone, ainsi qu’aux responsables de l’OIF
Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur, président d’ « Avenir de la langue française » et du FFI-France.
Résumé :
La question de l’utilité et du rôle de la Francophonie est aujourd’hui posée. Les Francophonies des 19ème et 20ème siècles sont dépassées mais une troisième Francophonie est possible en réponse et comme antidote des défis et aux risques de la mondialisation : repli et confrontation identitaire, pauvreté, développement durable…
L’équilibre du monde, la recherche de la paix exigent de nouveaux pôles mondiaux d’influence voués au dialogue interculturel et à la solidarité : les unions géoculturelles. Dans ce contexte, la troisième Francophonie est en avant-garde comme laboratoire et espace pilote. Il faut accélérer sa construction. Cet essai en présente le concept, l’architecture et les chantiers.
Parler d’espoir, évoquer un nouveau départ pour la francophonie, implique au préalable une évocation sans concession des inquiétudes qui s’expriment de partout et une réflexion sur son rôle demain et sa propre envie d’exister au moment où la mondialisation redistribue les cartes et casse bien des certitudes. Il faut de même s’interroger sur son intérêt pour les populations qu’elle rassemble. Leur est-elle utile ? Chemin faisant, la question de l’avenir du français, plus généralement du choix à l’international entre monolinguisme et plurilinguisme ne peut être éludée. Elle est, par ses conséquences, au cœur de la problématique du devenir francophone. Le débat d’idées sur ces questions est indispensable. Il faut l’ouvrir sans complaisance et le médiatiser.
« L’Ambassadeur Albert SALON, responsable de la Commission Francophonie du FPF, recommande vivement la lecture de la conférence reproduite ci-après de M. Michel GUILLOU, ancien Directeur de l’Institut Francophonie et Mondialisation ( IFRAMOND ) de l’Université Lyon3 Jean Moulin.
Cette conférence contient en effet bien des analyses et propositions élaborées en commun entre nos associations depuis plus de 20 ans, et présentées dans nos divers articles et ouvrages publiés.
« Albert Salon vous recommande la lecture de l’article ci-dessous du groupe Phénix et de son animateur M. Michel Guillou, dans lequel sont reprises pour l’essentiel les idées de nos associations et du Forum pour la France. »
La Francophonie est-elle à bout de souffle ? Beaucoup le pensent. Les appels en faveur d’un nouveau départ se multiplient à la veille du 12ème Sommet de la Francophonie qui s’ouvrira à Québec le 17 octobre prochain. Elle a besoin d’ambitions affichées, d’innovations annoncées. La décision soudaine du Canada, pays hôte, d’organiser, le mardi précédant le Sommet, ses élections fédérales, ajoute au désenchantement.
Monsieur le Président,
L’association que j’ai l’honneur de présider demandait depuis 1992, avec l’appui d’autres associations, notamment de l’AFAL présidée par le Député Jacques Godfrain , ancien Ministre, du Sénateur Jacques Legendre , du Député Jacques Myard et de plusieurs autres parlementaires de divers bords, l’introduction de la Francophonie dans notre Constitution, afin d’y rétablir, pour notre politique étrangère, un équilibre rompu en 1992 à l’occasion du traité de Maëstricht en faveur de l’Union européenne.
La France doit en effet, sur la scène mondiale, continuer à « marcher sur les deux jambes », et ne pas se laisser enfermer dans une Europe qui devient à la fois trop étroite et trop liée aux intérêts anglo-saxons.
C’est en effet son Grand Large, sa voix venue du fond de l’Histoire, et la Francophonie, qui donnent à la France, à l’identité française, toute son originalité exemplaire et son attrait.
Vous en voyez une illustration dans les relations franco-africaines.
Vous en favorisez une autre, brillamment, dans la construction de l’Union pour la Méditerranée.