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Le Professeur de Sciences économiques, Jean-Pierre Vesperini, membre du Conseil Economique et Social qui travaille pour Matignon, me fait parvenir son article NON AU PACTE BUDGETAIRE publié par le journal LE MONDE.
Vous le savez, tout ce qu’écrit ou dit le Professeur Vesperini, est pour moi, une leçon dont je tiens toujours compte. Le Professeur, souvent invité lors de mes émissions de radio, est un des économistes qui possède le plus grand talent et ses analyses, toujours ciselées, toujours pertinentes, sont empreintes de beaucoup de sagesse, il n’est jamais question avec le Professeur Vesperini de sauter sur sa chaise comme un cabri, mais de réfléchir et de proposer.
Oui, nous nous opposons au pacte budgétaire pour les raisons majeures dénoncées dans l’article avec aussi pour ce déni indéniable de démocratie qui prive les peuples ou leurs représentants au Parlement d’établir les lois de finances qui déterminent les ressources et les charges de l’Etat (art 34 de la Constitution française).
Amis installez dans vos archives, ce document et ressortez le à chaque fois que vous aurez, sur des tribunes, l’obligation de traiter de ce Pacte budgétaire. Vous serez en possession des arguments les plus pointus que nul ne pourra réfuter Je vous souhaite une bonne lecture de ce document et je remercierai en votre nom le Professeur Jean-Pierre Vesperini
Henri Fouquereau
…Pourquoi les finances publiques des pays périphériques se sont-elles dégradées dans de telles proportions ?
La réponse habituelle, allemande surtout, imputant cette dérive à une mauvaise gestion des finances publiques, ne paraît pas satisfaisante car, si on met de côté le cas particulier de la Grèce , aucun des autres pays n’a réellement mal géré ses finances publiques. La dégradation des finances publiques des pays périphériques tient à des causes beaucoup plus fondamentales dont la crise financière n’a fait qu’accélérer les conséquences. Ces causes résultent du système-même de l’euro et plus précisément de deux mécanismes inhérents au système de l’euro :
Le premier est l’intangibilité des taux de change entre les pays de l’euro, c’est-à-dire l’impossibilité de modifier les parités de change entre pays appartenant à la zone euro. Si vous conjuguez cette fixité des taux de change avec une évolution divergente des coûts salariaux entre les différents pays de la zone euro, il est évident que ceux qui ont vu leurs coûts salariaux augmenter plus que les autres ont perdu de la compétitivité. C’est exactement ce qui s’est produit : les coûts salariaux des pays périphériques ont augmenté beaucoup plus que ceux des pays du centre, ils ont perdu de la compétitivité et leurs exportations ont été ralenties. De ce fait, leur croissance a été freinée, leurs finances publiques se sont dégradées et, point important, leur balance des transactions courantes s’est déséquilibrée. Voilà pour le premier mécanisme.
Depuis maintenant plus de dix ans que l’euro existe, nous savons que la monnaie unique a eu pour conséquence de faire diverger la compétitivité des pays qui partagent cette monnaie.
Si l’on ne considère pour simplifier que les quatre principaux pays de la zone euro, on voit que l’Allemagne a considérablement amélioré sa compétitivité tandis que la France, l’Italie et l’Espagne ont vu leur compétitivité diminuer. La première a augmenté ses excédents courants, donc ses avoirs sur l’extérieur, tandis que les secondes ont accumulé les déficits et par conséquent les dettes vis-à-vis de l’extérieur.
Programme, résumé et écoute en différé de l’émission ( fichiers audio,mp3) .
Programme, résumé et écoute en différé de l’émission ( fichiers audio,mp3)
La crise financière dans laquelle le monde est plongé depuis l’été 2007 trouve son origine dans les principaux phénomènes dont l’économie a été le théâtre au cours des dernières années ?
Ces phénomènes sont liés à l’intégration des pays émergents dans l’économie mondiale et tout particulièrement à l’intégration de la Chine qui s’est accélérée avec l’entrée de ce pays dans l’Organisation Mondiale du Commerce (O.M.C) en 2001.
Emission du 29 novembre sur « Radio Courtoisie », notre invité : Jean-Pierre Vesperini, Professeur d’économie, membre du C.A.E
Devant le retour annoncé d’une inflation galopante, j’ai demandé au Professeur Jean-Pierre Vesperini, de bien vouloir traiter pour les auditeurs et aussi pour tous nos amis d’un sujet préoccupant : pourquoi l’inflation s’est -elle accélérée ?