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| Forum pour la France |
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Rédaction :
Christian DARLOT, avec le concours de Pierre DEMERS, CharlesDURAND, Denis GRIESMAR, Jean-Daniel THÉROND, Matthieu VARNIER.
Les canards sans tête courent longtemps. Et celui dont il est question ici parcourt dès l’origine un labyrinthe qui semble ne mener nulle part – sinon à un marécage où s’embourbent les meilleures volontés, les énergies les plus déterminées, et d’où nous-mêmes ne saurions émerger indemnes.
Nous avons, ailleurs, retracé – rétabli – la continuité historique de ce que Freud aurait qualifié d’illusion, échafaudage instable édifié sur les ruines refroidies d’un équilibre européen qui, ici pas davantage qu’ailleurs, n’aura eu vocation à l’éternité.
D’ailleurs, le roi est nu, chacun le sait aujourd’hui – ni la Saxe, ni Cobourg, ni Gotha, ne se trouvent quelque part entre Meuse et Escaut.
La Belgique, entité étatique « en voie d’évaporation », n’est pas une nation, mais une machination anglaise – ce dont les Britanniques conviennent volontiers aujourd’hui. Il convient donc de dissocier soigneusement son étude d’un soi-disant dépassement des nations, cher à une certaine oligarchie, mais dont la réalité ne se vérifie nulle part. Collage, bricolage préfigurant l’Union européenne, elle réunit malgré eux deux peuples que rien ne rassemble, ni la langue, ni la conception de l’Etat et de la citoyenneté, ni les attirances, préférences ou dilections – ce qu’on appelle l’affectio societatis.
La Belgique, que cela plaise ou non, est en train de se défaire, et est condamnée à terme.
Or ce pays, qui n’est pas une Nation, a toujours, malgré les apparences, été dirigé contre la France.
Il n’est donc pas dans l’intérêt de notre pays, en cas de scission, de voir s’ériger un « Wallobrux » à la viabilité incertaine, et soumis à l’Empire anglo-germanique.
Et les formules constitutionnelles complexes, peu lisibles pour l’opinion populaire, sont en réalité les plus dangereuses pour l’unité nationale française.
L’objectif, la réunion de deux Régions supplémentaires (Wallonie et Bruxelles), outre qu’il permettra un rééquilibrage vis-à-vis de l’Allemagne, respectera mieux les libertés locales que l’actuelle situation de tutelle sous domination flamande.
Et nulle part ailleurs ! C’est le tracé linguistique de la Belgique depuis 1889. En tout cas, la Flandre le soutient et s’y accroche depuis la loi décrétant l’égalité de la langue flamande et de la langue française.
Un brin d’histoire. Qu’est-ce que la Belgique ? La Belgique, c’est un pays artificiel créé artificiellement par la Grande Bretagne, puissance économique et maritime, hégémonique, pour maintenir la France loin du port d’Anvers et l’Allemagne loin des côtes de la Mer du Nord. La Belgique fruit de l’égoïsme économique des Anglais.
La problématique géopolitique qui a prévalu de 1830 à 1940 s’est estompé par la création en 1943-1944 de l’Union monétaire et douanière Belgique-Nederland-Luxembourg, Benelux, élargie en Union économique par la suite - il est question actuellement d’adosser le Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie -, de l’extension en 1951 à la Communauté européenne du charbon et de l’acier, CECA, de la création en 1957 de la Communauté économique européenne, CEE, communément appelée Marche commun, en 1992 de l’Union européenne, UE.
A tout observateur prenant le recul de l’Histoire, la dislocation de la Belgique apparaît inéluctable. Non pas que cette perspective doive effrayer ni chagriner les Français, au contraire, mais il convient de se préparer à l’événement en prenant quelques précautions.
Il n’est pas non plus besoin de croire à une volonté extérieure consciente de dissocier le pays, dans un contexte difficilement maîtrisable où les conflits locaux menacent à tout moment de dégénérer de manière imprévisible.
Nous ne reprendrons pas ici l’exposé, que nous avons fait dans d’autres articles, du caractère artificiel de cet objet politique qu’est la Belgique, qui n’est pas une Nation, mais une machination, créée à l’initiative de l’Angleterre, mais qui est un Etat, même si, de l’aveu même du Conseil de l’Europe, il ne respecte pas, sous certains aspects essentiels, les droits de l’Homme les plus élémentaires (non-nomination de bourgmestres élus, irrégularités électorales, etc …).
Il convient tout d’abord de remarquer que la France, après Waterloo, a joué le jeu imposé par d’autres, laissant même – à quel prix ! - l’initiative militaire à l’Allemagne, campant sur une frontière rendue à dessein indéfendable, puis acquiesçant à divers regroupements « européens », à commencer par le « Benelux ».
NDLR : Ce texte de notre membre militant Denis Griesmar, ancien Vice-Président de la Société française des Traducteurs, éminent linguiste et brillant essayiste, est une mine dans laquelle tous nos militants sont invités à puiser des faits, des arguments, des raisonnements dans la lutte pour notre cause. Qu’ils ne se gênent surtout pas ! »
Ferdinand de Saussure, fondateur de la linguistique moderne, mettait en garde de façon liminaire, dans son célèbre Cours, sur la difficulté de définition de l’objet de son étude, ajoutant même : « Bien loin que l’objet précède le point de vue, on dirait que c’est le point de vue qui crée l’objet… » …
Sur les cartes qui montrent la répartition des langues en "Belgique", on trouve souvent exagérée la distance entre l’agglomération officielle de Bruxelles (les 19 communes) et la Wallonie, ce qui semble ainsi légitimer à l’avance une solution de type "district européen" (qui dans les faits aboutirait d’une part à dénier toute représentation démocratique aux Bruxellois, et d’autre part accélèrerait l’anglicisation de la ville…)
Or l’enjeu est bien celui du devenir d’une des grandes agglomérations francophones du monde.
Et entre la région actuelle de Bruxelles et la commune wallonne la plus proche (Waterloo), la distance la plus faible n’est que de … 800 mètres !
Si l’on ajoute les 6 communes dites "à facilités" (majoritairement francophones), Bruxelles touche la Wallonie par Rhodes-Saint-Genèse et la forêt de Soignes.
Il est indiscutable que l’objectif de l’entreprise idéologique qui se cache sous le nom d’Europe est de détruire les nations.
Et chacun d’en relever ici ou là les symptômes, qui abondent.
Cependant, à l’observateur muni d’un peu de culture historique, il apparaît essentiel de ne point se tromper de diagnostic sur une question aussi apparemment triviale qu’en réalité mal connue : le problème "belge".
Une curieuse malédiction semble toucher une région dont les frontières apparaissent parsemées d’écriteaux "Interdit de penser"…
Existerait-il donc, à 300 km de Paris, une tribu gauloise folklorique dont l’unique occupation serait de s’empoigner, de se bagarrer pour un oui, pour un non, sous le regard diversement amusé ou consterné de ses voisins ?
Peuplé de personnages truculents et grotesques, ce pays ne serait que prétexte à blagues éculées, au point de rendre inaudible tout discours sérieux sur l’origine d’un divorce… qui était, en réalité, programmé dès le début…
Programme, résumé et écoute en différé de l’émission ( fichiers audio,mp3)
Application de l’article 65 de la convention sur les brevets européens (protocole de Londres).
La commission a examiné, sur le rapport de M. Henri Plagnol, le projet de loi autorisant la ratification de l’accord sur l’application de l’article 65 de la convention sur la délivrance des brevets européens du 5 octobre 1973 (n° 151).
M. Henri Plagnol, rapporteur, a présenté les enjeux de la ratification du protocole de Londres, précisant qu’il avait travaillé sans a priori, dans un esprit d’ouverture, en auditionnant tant les partisans que les adversaires de ce texte.
| Thèmes | Intervenants |
| 16.00 Introduction | Henri Fouquereau |
| Ambassadeur de France Pierre Maillard | les tensions avec la Russie |
| Denis Griesmar | Protocole de Londres |
| Professeur Alain Cotta | La crise immobilière des USA transformée en crise financière dans le monde |
| Professeur Olivier Gohin | la modification envisagée de la constitution 58 modifiée 62 |
| Michel PINTON pour son Livre : | Conscience des Peuples et Laïcité édité par F.X de Guibert |
On l’impression de plus en plus nette que les Wallons se disent "belges" par habitude, mais se sentent très peu sûrs dans leur identité, car on les a privés de nation depuis Waterloo. Et cette incertitude n’a plus rien de créatif, et les condamne à rester spectateurs d’une Histoire qui se fait sans eux.
La prise de position de Pierre Hillard appelle de ma part la mise au point suivante, qui vient en complément de mes remarques antérieures, sur l’historique de la question, l’absence de "nation belge", etc.