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Réflexions sur les textes de l’amiral Gaucherand, du Général Derenne et de la présidence du Büso, diffusés par M. Henri Fouquereau. (voir les textes)
La question du recours à la force – du moins pour la France qui ne peut être l’objet que de toutes nos préoccupations – devrait être étudié dans le cadre du monde tel qu’il se présente à nous pour au moins le prochain siècle. Il est, semble-t-il caractérisé par les données suivantes :
C’est dans le cadre d’une situation du monde bien différente de celles dont l’HISTOIRE nous laisse des traces, que nous vivons.
Amplifiée par l’évolution des techniques, la mondialisation des échanges, personnes, biens, services, exerce à la fois ses bienfaits et ses méfaits.
Certes, depuis un demi-siècle le monde, dans l’ensemble, s’est enrichi, les niveaux de vie ont été améliorés, de vastes portions de l’humanité sont sorties de la misère. Mais les bénéfices moraux et matériels de cette frénésie de travail, de production, et de consommation, sont de plus en plus inégalement répartis. La grande majorité n’en a profité que marginalement, tandis qu’une minorité a accumulé d’énormes profits.
M. Jacques Myard. Messieurs les ministres, chers collègues, nous débattons aujourd’hui d’un nouveau Livre blanc rendu public par le Président de la République le 18 juin dernier. Je regrette que l’Assemblée n’ait pas eu en amont, avant sa publication, un débat de ce type. Le chef de l’État est certes le chef des armées, et il lui appartient bien évidemment de fixer les orientations de notre défense, mais un débat préalable n’aurait rien enlevé à ses prérogatives, bien au contraire. Aujourd’hui, monsieur le ministre, nous avons un peu le sentiment d’être comme les carabiniers.
Il n’en demeure pas moins que l’exercice du Livre blanc est nécessaire et même incontournable. Il est de bon ton de dire que le monde a radicalement changé. Il est vrai que le temps de l’affrontement entre blocs est révolu. C’était simple : il y avait les rouges, nous étions les bleus ; malheureusement, nous avons été trahis par l’ennemi. (Sourires.) Les choses sont désormais un peu plus compliquées.
Un Ambassadeur de France vient d’être nommé à L’Élysée, pour y mener une mission bien précise : y concentrer tous les services de sécurité et les services secrets.
L’Ambassadeur de France Pierre Maillard, ancien conseiller diplomatique du Général de Gaulle est très inquiet des conséquences que pourraient susciter une telle dérive qui, remet en cause la séparation des pouvoirs, et concentre dans les mains d’un seul homme, toutes les petites et grandes affaires, un peu ou très spéciales. L’affaire porte d’abord atteinte à la démocratie, puis non seulement présidentialise le régime pour ne pas dire, qui flirte désormais avec une forme de pouvoir personnel dont on connait les dérives possibles.
L’État c’est moi, NON, c’est nous, nous qui devons prendre les grandes décisions, nous qui devons choisir notre destin, nul ne peut, et donc ne doit, utiliser les services de l’État pour son propre intérêt ou celui d’un clan, d’un camp ou d’un parti.
Le livre blanc commence, avant la date de sa remise à l’exécutif, a être distillé par petites touches.
Nous savons par exemple qu’au lieu des 17 frégates prévues 11 seulement seront mises en chantier.
Le nombre des sous marins à mettre en chantier est aussi revu à la baisse, qu’il nous faut effectivement revoir un peu la position et la force des troupes, car la donne mondiale est en train de basculer, moins d’Occident et plus d’extrême Orient, la France représente toujours 1% de la population mondiale mais L’UE 6,4, et bientôt plus que 4%.